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Réfugiés : de l’urgence d’être témoin

Si nous considérions que le déplacement pour ces milliers de personnes était une chance pour l’annonce de l’Evangile, pour enfin devenir auprès de tous, des exclus, des migrants, le sel de la terre.

Mis en ligne le 22 septembre 2015 Imprimer Imprimer

Aujourd’hui, un défi mondial s’adresse à toutes les assemblées, les communautés, les églises chrétiennes du monde : celui d’accueillir les flux de migrants, de réfugiés qui sont en exode en raison de conflits graves vécus au sein de pays dévastés par la guerre, meurtris par la barbarie d’une religion radicale, ravagés par les crises économiques qui affament les peuples.

Notre chronique n’entend pas s’inscrire dans le concert de ces images exploitées afin de créer l’émotion, de susciter l’élan compassionnel qui semblait jusque-là manquer aux nations interpellées pour répondre à l’angoisse de ceux qui sont en chemin pour chercher un refuge. Nous le savions ou nous feignons de l’ignorer mais des images d’enfants morts pris dans les filets de pêches circulaient déjà dans les médias, elles n’avaient pas été diffusées comme l’a été cette image d’un enfant gisant sur une plage, dupliquée dans les réseaux sociaux, les médias, relayée par la presse écrite, la puissance cathodique. Cette image a suscité immédiatement l’émotion puis le réveil sans doute superficiel des nations. Cette chronique que nous résumons par ces quelques lignes, vise à articuler la dimension de l’accueil et l’impératif de savoir secourir, non plus dans cette peur qui finalement exclut.

Au fond si nous considérions que le déplacement pour ces milliers de personnes était une chance pour l’annonce de l’Evangile, pour enfin devenir auprès de tous, des exclus, des migrants, le sel de la terre. Nos églises, toutes les églises en somme ont été depuis des décennies, enfermées dans leurs bâtiments, manquant ainsi à l’appel de Christ de devenir le sel de la Terre.

Cette chronique ne s’adresse pas aux nations, elle n’est pas destinée à nos gouvernants, mais elle est partagée à nous Chrétiens … Saurons-nous répondre à l’appel de Christ, vivre le principe de subsidiarité « Matthieu 25,35 « J’étais étranger et vous m’avez accueilli » Ou bien vivre ce texte fort, puissant du prophète Esaïe « Renvoie libre ceux qu’on écrase, … Partage ton Pain avec celui qui a faim ; Ramène les pauvres sans abri, si tu vois un homme nu couvre le … Ne te détourne pas de celui qui est ta propre chair »… Nul doute que l’arrivée des migrants va réveiller les églises. Nos églises   vont à terme être confrontées à devoir mettre en pratique, la foi. Elles seront appelées à la manifestation de la vérité en commençant par témoigner l’amour auprès de notre prochain, non par les paroles d’un évangile superficiel, évangile de prospérité, mais par des actes libérateurs d’un évangile qui est la véritable lumière qui chasse les ténèbres …

Sans nul doute nous sommes invités à redécouvrir leur situation « d’étranger et de pèlerins » en ce monde, comme l’écrit l’apôtre Pierre dans cette épitre du même auteur Pierre 2 :11.

Eric LEMAITRE, l’auteur de ce texte, est lui-même impliqué auprès des Chrétiens d’Orient. Diacre au sein d’une assemblée évangélique, il est engagé au sein du diaconat de son assemblée, est membre d’une église ethnique où l’étranger trouve sa place pour y trouver une vraie famille, des frères, des sœurs, des pères, des mères …

Source : InfoChrétienne.com

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