Chimères singe-homme : des experts s’alarment des recherches menées

Le 10 juillet 2019

Des scientifiques américains de l’université de Yale alertent dans un livre Chimera Research: Methods and Protocols contre la production de chimères dans le cadre de la recherche sur la maladie d’Alzheimer.

Jusqu’à présent, les recherches sur la maladie d’Alzheimer se concentraient sur des expériences sur des souris ou des singes, limitées par leurs différences avec le cerveau humain. Actuellement, la possibilité de créer des chimères singe-homme attire certains chercheurs : ces animaux-chimères comporteraient un cerveau ou une partie du cerveau humain, par insertion de cellules souches humaines dans des embryons animaux (cf. Les chimères, une pratique séduisante mais dangereuse). Ils représenteraient de « bons modèles » de la maladie d’Alzheimer, permettant de mieux étudier cette maladie et de tester des traitements.

Mais une part de la communauté scientifique reste partagée, certains réclament « des directives éthiques » avant de poursuivre de tels travaux, d’autres une interdiction totale de telles chimères. Les conséquences potentielles de cette technique ne sont pas bien connues, et elles pourraient accroître la capacité de ces animaux à souffrir ou affecter leur cognition et leurs émotions. Ainsi, le neuroscientifique Douglas Munoz « se méfie de procéder trop rapidement au développement des chimères » : « commencer à manipuler les fonctions de la vie de cette façon sans savoir exactement comment l’éteindre ou le stopper si quelque chose tourne mal m’effraye vraiment », explique-t-il. Julia Daines, conseillère en matière de politique scientifique, affirme pour sa part que «la création de chimères singe-homme est contraire à l’éthique » et « motivée par la curiosité ». Au contraire, pour parvenir à guérir la maladie d’Alzheimer, elle appelle à des recherches respectueuses de l’homme.

Pour aller plus loin :

Source : Généthique

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