Les donneurs d’organes sont-ils vraiment morts ?

Le 21 juillet 2018

Quand peut-on affirmer que quelqu’un est mort ? Derrière l’apparente simplicité de la question se cache le souci éthique essentiel du don d’organe. En effet, il existe un désaccord important quant aux critères que nous devrions utiliser pour évaluer le décès d’une personne.

La référence standard depuis plusieurs décennies était le critère de «mort cérébrale», selon lequel un patient peut être déclaré mort une fois la « mort cérébrale totale » survenue. La mort cérébrale totale désigne la cessation complète et irréversible de la fonction cérébrale, généralement causée par un traumatisme, une anoxie ou une tumeur.

Pourtant, ces dernières années, les chirurgiens en transplantation d’organes ont eu recours à une définition différente de la mort, plus contestée sur le plan éthique, appelée «critère circulatoire de la mort». La « mort circulatoire » fait référence à l’arrêt définitif de la fonction cardiopulmonaire, après quoi le tissu cérébral commence rapidement à se détériorer (si ce n’est déjà fait).

Selon les défenseurs du critère circulatoire, le cœur d’un patient ne redémarrera jamais spontanément après environ 2 minutes d’absence de pouls. Il est considéré comme éthiquement admissible de commencer l’approvisionnement en organes une fois cette courte période écoulée. (Il existe en pratique différentes périodes spécifiées par les régulateurs de soins de santé pour déterminer quand l’approvisionnement en organes peut commencer, généralement entre 75 secondes et 5 minutes).

Cependant, plusieurs chercheurs ont contesté ce critère de mort cardiopulmonaire, affirmant qu’il  n’indique pas nécessairement que la mort s’est produite. Ils soulignent que la réanimation cardiorespiratoire pourrait encore relancer le coeur d’une personne même quand l’auto-réanimation est devenue impossible.

Le bioéthicien Robert Veatch du Kennedy Institute for Ethics bioethicis, a récemment pris cette position en soulignant la non pertinence de la notion d’auto-réanimation. Il recommande d’attendre l’irréversibilité physiologique et déclare que «la mort doit être déclarée chaque fois qu’il est physiologiquement impossible de restaurer la fonction cérébrale ».

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