France : la pression eugénique s’intensifie

Le 15 mai 2017

Jusqu’à présent, ce test était à l’étude et n’était pas encore légalisé en France. Actuellement, le dépistage de la trisomie se fait en plusieurs étapes : tout d’abord, des examens échographiques permettent de mesurer la « clarté nucale », puis on combine cette mesure indicative avec l’utilisation de marqueurs sériques. Ces examens évaluent un facteur de risque, le diagnostic définitif étant effectué par amniocentèse. Cette procédure consiste en un prélèvement de liquide amniotique, méthode dite invasive, contraignante pour la mère, mais aussi risquée pour le foetus et pouvant provoquer des fausses couches (environ 1 % des cas). Présentée comme une méthode alliant dépistage et diagnostic par une simple prise de sang de la mère et abaissant le recours à  l’amniocentèse, le DPNI ne l’évite pas pour autant pour vérifier qu’il ne s’agit pas de faux négatif.

Depuis le 2 mai 2017, l’Assistance publique des hôpitaux de Paris (AP-HP) a annoncé la généralisation de cette pratique dans ses hôpitaux alors même que la Haute Autorité de Santé n’a pas rendu d’avis définitif sur les aspects éthiques de ces tests. Le DPNI n’est pas pris en charge par la sécurité sociale mais l’AP-HP le propose gratuitement « via un financement du ministère de la Santé ». En France, ce service est proposé par les laboratoires Cerba et Biomnis pour le prix de 390 €.

Dans son avis rendu en 2013, le CCNE soulignait qu’il « demeurait une interrogation éthique sur la manière dont la société accueillera et accompagnera celles et ceux, qui de moins en moins nombreux, continueraient de naître porteurs de ce handicap. »

Pour Caroline Roux, coordinatrice des services d’écoute d’Alliance VITA : « Ce type de test par simple prise de sang de la mère ne va faire qu’accroître la pression qu’exercent la médecine et l’Etat pour le dépistage de la trisomie 21.  Nous constatons qu’un grand nombre de grossesses sont devenues d’autant plus anxiogènes que ces diagnostics ne s’accompagnent pas de propositions de traitement ou de soins. Les parents sont mis en demeure de « prendre une décision » alors qu’il s’agit de la vie de l’enfant qu’ils attendent. Actuellement, 96% des fœtus diagnostiqués trisomiques sont avortés, aboutissant à une forme d’eugénisme. On est abasourdi de découvrir que les hôpitaux parisiens ont décidé de généraliser le DPNI, financé par le ministère de la Santé in extremis, à quelques jours du changement de gouvernement. Inéluctablement, cette véritable traque aux enfants trisomiques ne manquera pas de s’étendre à d’autres maladies génétiques. Dépister pour éliminer les petits patients au lieu de chercher à les soigner et à soutenir leur famille constitue une injustice inouïe et une grave régression scientifique, sociale et humaine.  »

Source : Alliance Vita

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