Pornographie : une crise de santé publique

Le 1 mars 2017

L’invasion de la pornographie aux Etats-Unis est telle qu’il faut la traiter comme une « crise de santé publique ». Tout comme l’alcoolisme, la drogue et leurs effets sur la conduite automobile. C’est la conclusion d’un congrès de la « Coalition to end sexual exploitation » (« Coalition pour en finir avec l’exploitation sexuelle ») qui s’est tenu le mois dernier à Washington avec des médecins, des travailleurs sociaux, des chercheurs, des féministes, des dirigeants religieux, des militants contre la traite humaine et des « repentis » de l’industrie pornographique.
« L’âge moyen où l’on regarde pour la première fois du porno se situe entre 11 et 14 ans, et croyez-moi, ce n’est pas le Playboy de papa », déplore Gail Dines, sociologue, professeur au Wheelock College de Boston et présidente du groupe « Stop Porn Culture » (« Stopper la culture porno ») : « Ces images dégradantes et misogynes sont devenues monnaie courante et privent les jeunes de leur droit à une vraie et saine sexualité », a-t-elle ajouté.

Et de livrer quelques chiffres atterrants : les sites pornographiques américains reçoivent chaque mois plus de visites que ceux de Netflix, Amazon et Twitter réunis, un tiers des téléchargements sont du porno, et l’on compte 4,2 millions de sites « pour adultes ».
« Quasiment toutes les familles américaines sont touchées par la pornographie » constate pour sa part  Dawn Hawkins, directrice de « Morality in media », une association de lutte contre la pornographie. « De nombreuses études disent que la pornographie est nocive, ajoute la jeune femme, mais on ne s’y attaque pas. »
Tel est aussi l’avis d’un ancien producteur de films « pour adultes » Donny Pauling,  qui a renoncé à cette activité après avoir été témoin des effets délétères du porno sur les femmes qu’il filmait. Et bien entendu sur les consommateurs, principalement masculins. Loin d’être un exutoire permettant une catharsis, la pornographie est source de violences sexuelles. Une psychothérapeute , Mary Anne Layden, spécialiste des violences sexuelles de l’University of Pennsylvania, constate : « Plus les garçons sont exposés tôt à la pornographie, plus ils sont susceptibles de commettre des actes sexuels non consentis, et pour les filles, plus elles en voient, plus elles sont susceptibles d’en être les victimes ».

Les chrétiens ne sont pas à l’abri de cette addiction, constatent pour leur part des cinéastes chrétiens. C’est notamment la principale raison des divorces dans des couples chrétiens. Mais ils ne sont pas les seules victimes : de nombreux pasteurs auraient avoué consommer la pornographie au moins une fois par semaine. Selon Heath Lambert, directeur de l’Association des conseillers bibliques agréés aux Etats-Unis, la pornographie est la « crise majeure de la moralité dans l’Eglise d’aujourd’hui ».
« Si les autorités se penchaient sur ce problème comme sur une question de santé publique, nous pourrions emporter des succès comparables à ceux que nous en avons eu contre le tabagisme », conclut Mary Anne Layden. Mais les exploiteurs auxquels cette industrie rapporte des milliards de dollars ne sont pas davantage prêts à y renoncer que les producteurs de tabac à la leur…

Source : Aleteia

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