Euthanasie : l’exemple barbare venu de Belgique

Le 5 janvier 2015

Acceptée le 15 septembre (Aleteia), la demande de mourir de Frank Van Den Bleeken sera exaucée dimanche prochain, sauf coup de théâtre. Ce prisonnier belge, condamné pour plusieurs viols et le meurtre d’une jeune fille, devrait être euthanasié par injection létale à la prison de Bruges.

Frank Van Den Bleeken n’est pas en fin de vie, ne souffre pas physiquement mais psychologiquement, et juge ses souffrances« insupportables », selon son avocat. Condamné pour de multiples viols et un assassinat, ce quinquagénaire est en prison depuis 30 ans.

La justice belge préfère tuer que soigner

Voilà trois ans que Frank Van Den Bleeken demandait soit d’être transféré vers un établissement néerlandais spécialisé pour détenus psychiatriques afin d’y être soigné, soit d’être euthanasié. La cour d’appel de Bruxelles a refusé la première option, jugeant que la ministre de la Justice n’était pas compétente pour décider de son un éventuel transfert aux Pays-Bas. Le détenu a alors attaqué en justice la ministre pour obtenir d’être euthanasié.

La justice belge a donc préféré qu’un de ses détenus se suicide avec la complicité active de l’État plutôt qu’il reçoive les soins psychiatriques qu’il avait réclamés en première option !

Depuis qu’elle a légalisé l’euthanasie sous conditions en 2002, la Belgique a enregistré un record de 1 807 cas officiels en 2013, en hausse de 26% par rapport à l’année précédente (mais les euthanasies clandestines seraient très nombreuses… et peu risquées, vu le contexte).

Après le vote d’une loi début 2014 autorisant l’euthanasie des mineurs (Aleteia) et cette deuxième euthanasie pratiquée en prison (la première, en 2012, concernait un homme condamné à une lourde peine et très malade), on peut s’attendre à une nouvelle explosion de ces assassinats légaux en 2015. Déjà, une quinzaine de détenus auraient fait une demande similaire.

Source : Aleteia du 4/01/15

 

Pas d’euthanasie pour Frank Van den Bleeken

Retournement de situation pour le violeur et meurtrier Frank Van Den Bleeken, cinq jours avant son euthanasie programmée. Le ministre belge de la Justice préfère finalement qu’il soit soigné…

« Sauf coup de théâtre », écrivions-nous (Aleteia). Il vient de se produire dans l’affaire Frank Van den Bleeken : ce prédateur sexuel interné depuis près de 30 ans pour des viols et le meurtre d’une jeune fille ne sera pas euthanasié dimanche prochain dans sa prison de Bruges. Sa demande avait été acceptée par la justice belge au nom de la loi autorisant l’euthanasie (en l’occurrence, un suicide assisté avec la complicité de l’État) en cas de « souffrance insupportable », qu’elle soit physique ou psychique. Le ministre de la Justice a annoncé en milieu de journée, ce mardi, que les médecins traitants de Frank Van den Bleeke, ont décidé de ne pas continuer la procédure d’euthanasie. D’après La Libre Belgique, leurs motivations« relèvent du secret médical ».

« Le résultat direct des manquements de l’État belge »

L’affaire devenait gênante. Le refus initial de transférer le prisonnier dans un centre interné de soins psychiques au Pays-Bas où il aurait pu être soulagé, ce qui était sa demande initiale, ne lui laissait plus comme issue que cette demande d’euthanasie légale. C’est ce que faisait remarquer hier la Ligue des droits de l’Homme (LDH) constatant dans un communiqué que la demande d’euthanasie de Frank Van Den Bleeken était « le résultat direct des manquements de l’État belge à son obligation de prise en charge des personnes souffrant de troubles mentaux » (RTL).

Cela revenait à rétablir la peine de mort pour lui et pour les quinze autres internés belges qui demandent eux aussi « à en finir ». Mais n’est-ce pas ce qui se produit en Belgique pour des malades qui en font la demande et pour des mineurs dont on juge les souffrances« insupportables » ?

Frank Van Den Bleeken sera quant à lui d’abord transféré au centre de psychiatrie légale de Gand, ouvert récemment, pour y subir un bilan, avant son « transfert rapide vers un centre aux Pays-Bas » où il pourra recevoir les soins appropriés.

Source : Aleteia du 6/01/15

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