L’histoire des évangéliques en Alsace

Souvent en ordre dispersé, mais une unité spirituelle.

Mis en ligne le 29 août 2014 Imprimer Imprimer

Le protestantisme évangélique est un mouvement dynamique et diversifié, fort de nombreuses familles d’Églises et œuvres pour l’évangélisation ou l’action sociale. Mais au cours des siècles, en Alsace comme ailleurs, il a eu tendance à agir en ordre dispersé, affirmant certes une unité spirituelle (la référence à l’Évangile et à la Bible, la prédication de la conversion personnelle à Jésus-Christ, …), mais négligeant souvent l’unité visible et la coopération concrète entre ses diverses composantes.

L’Alliance Évangélique Universelle

Cependant, les choses ont commencé à changer au 19e siècle, avec en 1846 la fondation de l’Alliance Alliance Évangélique UniverselleÉvangélique Universelle, destinée à rapprocher tous les chrétiens de conviction évangélique, quelles que soient leurs familles d’Églises. Dans le Bas-Rhin, et plus particulièrement à Strasbourg, le comité local de l’Alliance Évangélique (d’abord allemande, puis française après 1919), formé de quelques responsables d’Églises convaincus, a réussi à promouvoir un esprit d’unité, notamment par la Semaine Universelle de Prière, permettant à des chrétiens de différentes Églises de se réunir pour prier Dieu ensemble, chaque année début janvier.

Signalons que l’Alliance ne se contentait pas de rapprocher entre eux les chrétiens évangéliques appartenant aux Églises dites « libres » (car séparées de l’État), elle permettait aussi à ces derniers de rencontrer des chrétiens de sensibilité évangélique appartenant aux Églises protestantes luthéro-réformées dites « concordataires » ou « officielles ».

Les évangéliques sous l’occupation

Peu après la deuxième guerre mondiale à Strasbourg, le rapprochement a pris une nouvelle dimension : les responsables d’Églises ont pris l’habitude de se rencontrer régulièrement pour échanger des informations, prier ensemble, préparer et engager des actions communes.

Eglise méthodiste de SionCela s’explique peut-être par deux facteurs : d’une part, la fermeture, sous l’occupation nazie, de tous les lieux de culte évangéliques de Strasbourg, sauf un (le Temple méthodiste de Sion), où les chrétiens issus des différentes Églises se sont donc retrouvés tous ensemble pour vivre les cultes, les études bibliques, les réunions de prière ; d’autre part, la catastrophe de la seconde guerre mondiale a montré les faiblesses d’une Église dispersée, et la nécessité d’une Église plus unie pour démontrer et apporter l’amour de Dieu au monde.

L’Alliance Évangélique Française, ainsi que sa branche et son comité strasbourgeois, avaient pour membres des personnes qui s’engageaient en leur nom propre, sans représenter une Église ou une œuvre. Mais lorsqu’à partir des années 1960, les Églises et œuvres ont commencé à prendre de nombreuses décisions en commun, il a fallu créer un comité (différent de celui de l’Alliance Évangélique Française) composé de représentants de ces Églises et œuvres.

C’est ainsi que s’est développée l’Entente des Églises Évangéliques Libres de la Communauté Urbaine de Strasbourg, d’abord de façon informelle, puis de façon plus officielle avec la mise par écrit d’une Charte (1991) et la constitution en Association déclarée avec dépôt de Statuts (1992), avec la possibilité pour les Églises et les œuvres de devenir membres. En 2014, l’Entente des Églises Protestantes Évangéliques de la Communauté Urbaine de Strasbourg (nouveau nom adopté en 2012) compte 18 Églises membres et 13 œuvres membres.

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