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Vincent Lambert : La décision du Dr Simon laisse espérer l’« amorce d’une évolution sage»

Le docteur Daniéla Simon, responsable de la procédure collégiale sur la fin de vie de Vincent Lambert, a décidé de ne pas stopper son alimentation et de se référer à son ministère de tutelle, celui de la Santé, quant aux suites à donner à ce dossier.

Mis en ligne le 24 juillet 2015 Imprimer Imprimer

La famille de Vincent Lambert était convoquée au CHU de Reims ce jeudi afin que les médecins leur fasse part de leur décision concernant l’arrêt de l’alimentation et de l’hydratation de Vincent Lambert. Contre toute attente, le Dr Simon ne s’est pas prononcée sur l’arrêt des soins de Vincent Lambert : elle a suspendu la procédure collégiale placée sous sa responsabilité et a indiqué que le CHU de Reims voulait saisir le procureur « pour mettre Vincent sous protection globale et déterminer un référent qui pourrait le représenter légalement ».

Cette décision a été saluée par Jean Marie Le Méné, président de la Fondation Jérôme Lejeune :« Ce retournement est d’abord un véritable soulagement : Vincent ne sera pas mis à mort dans les jours à venir ». Il s’est également réjoui que le Dr Simon « marque une préoccupation nouvelle et spéciale pour défendre la vie de Vincent. Elle formule au procureur de la République une demande de protection globale et renforcée pour Vincent, qui est une reconnaissance que Vincent est bien vivant ».

Selon l’AFP, une « trentaine de personnes » s’était rassemblée pour soutenir les parents de Vincent Lambert, portant des T-shirts sur lesquels étaient inscrits : « Il se tait, on le tue, ne nous taisons pas ». « C’est notre frère en humanité, il y a un moment où la science doit s’effacer devant l’humain »,a déclaré l’un d’eux.

Rachel Lambert, épouse de Vincent, a quant à elle exprimé son « incompréhension totale » à la sortie de l’entretien avec les médecins.

Marisol Touraine a tenu à « apporter tout son soutien à l’équipe soignante qui travaille depuis des mois dans un climat extrêmement difficile ». Elle a souhaité expliqué que « l’équipe soignante n’a pas pris cette décision parce qu’elle refuse d’arrêter le traitement de Vincent Lambert, (…) mais parce qu’elle considère que les conditions de sécurité et de sérénité nécessaires pour mettre en œuvre ce type de décision ne sont pas réunies ».

Pour Jean Yves Nau, médecin  et journaliste,  « on peut très raisonnablement penser que des conseils (sinon des consignes) avaient, en haut lieu, été formulés pour qu’il en soit ainsi ». Il espère que le« sursis » annoncé aujourd’hui permettra de répondre à certains nombre de questions, parmi lesquelles : « Pourquoi aucune procédure de représentation légale de ce malade handicapé n’a-t-elle jamais, depuis 2008, été engagée ? Pourquoi a-t-on laissé dans cette unité hospitalière de soins palliatifs un malade dont l’équipe médicale avait depuis mai 2013 jugé qu’il ne devait plus être pris en charge de manière adaptée ? »

Source : Généthique

(…) Aujourd’hui le visage le plus fragile de notre société se prénomme Vincent », rappelle très justement une tribune cosignée par neuf évêques de la région Rhône-Alpes, dont Mgr Barbarin. « Les débats auxquels nous assistons prouvent que notre société hésite sur des principes majeurs, comme « Tu ne tueras pas » ou « Nul ne peut décider de mettre fin à la vie d’autrui ». Ils étaient considérés jusqu’à présent comme des valeurs fondamentales, comme le socle de notre vivre ensemble. Et si l’on venait à y renoncer, on voit mal comment le corps médical pourrait continuer à prononcer le serment d’Hippocrate. »

Source : Valeurs actuelles


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