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Vie conjugale : un bon partage des tâches parentales favoriserait l’harmonie sexuelle

Les pères démissionnaires ou carrément absents ne fragilisent pas seulement l’éducation et l’équilibre affectif de leurs enfants mais aussi, et même d’abord, la relation conjugale et l’harmonie sexuelle du couple.

Mis en ligne le 11 août 2016 Imprimer Imprimer

Peut-être n’était-il pas nécessaire de mobiliser une équipe de chercheurs pour établir ce qui semble ressortir du simple bon sens… Mais c’est désormais acté, dans une étude frappée du sceau de l’université d’État de Géorgie (GSU) et qui paraît en avant-première dans la revue de l’American Sociological Association : les parents qui s’occupent tous deux de leurs enfants ont une vie sexuelle bien plus épanouie que les couples au sein desquels la majorité des responsabilités est assurée par la mère. Dit autrement : les pères démissionnaires ou carrément absents ne fragilisent pas seulement l’éducation et l’équilibre affectif de leurs enfants mais aussi, et même d’abord, la relation conjugale et l’harmonie sexuelle du couple.

Trois catégories de parents

Menée par Daniel L. Carlson professeur adjoint de sociologie à l’université d’État de Géorgie auprès de 487 couples pourvus d’enfants, l’étude a permis de distinguer trois groupes : dans le premier, les femmes assuraient la majorité (plus de 60%) ou la totalité de la garde et de l’éducation des enfants ; dans le deuxième, c’étaient aux hommes qu’incombaient plus de 60% des tâches éducatives (il faut croire que cette catégorie d’hommes existe en Amérique !) ; dans le troisième, les responsabilités parentales étaient plutôt bien réparties (entre 40 et 60%).

« La garde a été définie sur trois critères : garde émotionnelle et soins physiques apportés à l’enfant, garde interactive et garde passive (surveillance et suivi). Les chercheurs ont également mesuré la qualité de la surveillance à travers quatre tâches distinctes : qui était responsable de l’élaboration des règles ? Qui appliquait ces règles ou punissait les enfants ? Qui récompensait les bambins ? Et qui jouait avec eux », précisent les auteurs de l’étude, relayée notamment par La Libre Belgique.

Toujours Mars et Vénus

Les scientifiques ont analysé la fréquence des relations sexuelles et les niveaux de satisfaction… ainsi que l’existence ou non de conflits entre le père et la mère. Et ils sont catégoriques : ils relèvent les plus bas niveaux de satisfaction concernant les relations sexuelles dans le groupe où les femmes sont responsables de la plupart ou de la totalité des tâches éducatives. En revanche, l’harmonie sexuelle est satisfaisante dans les deux autres groupes, sans écart notable entre celui où les pères interviennent le plus et celui où les couples se partagent les responsabilités éducatives.

Moralité : Messieurs, pas la peine non plus d’en faire des tonnes, commencez par en faire un chouia de plus en prenant conscience de votre responsabilité paternelle. Et ne vous dérobez pas en pointant le peu de fiabilité d’une telle étude ou en l’accusant de partialité : les données sur lesquelles ont planché ces éminents universitaires ne tombent pas de Vénus, non, elles viennent de MARS : Marital and Relationship Survey !

Source : Aletia

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