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Vendée : Les crèches de Noël sont à nouveau permises dans les lieux publics

L’an dernier, le tribunal administratif de Nantes avait interdit l’installation d’une crèche de la Nativité dans l’enceinte du Conseil départemental de Vendée. Cette mesure prise au nom de la laïcité avait fait polémique et cette interdiction s’était étendue à d’autres régions de France.

Mis en ligne le 16 octobre 2015 Imprimer Imprimer

Laïcité. La cour administrative de Nantes a cassé la décision de justice et autorisé en appel l’installation d’une crèche de Noël dans le hall du Conseil départemental de la Vendée. Une « victoire du bon sens sur l’idéologie » pour son président. Voici un arrêt qui devrait faire jurisprudence et promettre une fête de Noël plus apaisée cette année.

L’installation de crèches dans des lieux publics avait suscité la polémique l’an dernier

L’installation de crèches au sein d’établissements publics avait suscité la polémique l’année dernière, aussi bien à Béziers qu’à Melun ou en Vendée. Au nom de la laïcité, certains juges et hommes politiques avaient exigé leur démontage, ignorant la dimension culturelle de la crèche, symbole d’un patrimoine commun partagé depuis des siècles.

Libre penséeL’interdiction de crèches ou la laïcité à géométrie variable

Saisi par la fédération de la Libre pensée de Vendée, qui estimait que la crèche « ne respecte pas ce que doit être la neutralité des bâtiments publics, de l’État donc, et ne respecte pas la liberté de conscience d’un citoyen qui, rentrant au conseil général, se voit quasiment imposer un emblème religieux et caractérisé comme tel », en 2012, le tribunal administratif de Nantes avait ainsi interdit son installation le 14 novembre 2014 et exigé son retrait.

Cette décision a été contestée par beaucoup. Ils ont dénoncé la laïcité variable du gouvernement, qui n’hésite pas, en revanche, à célébrer le ramadan à l’Hôtel de ville de Paris. Une prise de position contestable, encline à aggraver les communautarismes.

La dimension culturelle et traditionnelle de la crèche reconnue

Au-delà du symbole religieux de la crèche, son symbole culturel et son appartenance à un patrimoine culturel et historique commun a heureusement été reconnu ce mardi par la cour administrative de Nantes. Ses juges ont estimé que cette crèche « constituée de sujets représentant Marie et Joseph accompagnés de bergers et des rois mages entourant la couche de l’enfant Jésus », s’inscrit « dans le cadre d’une tradition relative à la préparation de la fête familiale de Noël et ne revêt pas la nature d’un signe ou emblème religieux ». Pour l’avocat du Conseil départemental de Vendée, Me Alexandre Varaut, « C’est une décision raisonnable, qui permet de fêter Noël avec ses traditions séculaires, dont la crèche fait partie ».

Yves Auvinet, président du Conseil départemental de Vendée a indiqué que « la crèche de la nativité, dont le message est universel, sera réinstallée pour Noël dans le hall de l’hôtel du Département ». Il a salué une « victoire du bon sens sur l’idéologie ».

En juillet dernier, le tribunal administratif de Montpellier avait également rejeté la requête de la Ligue des droits de l’homme qui voulait retirer la crèche installée dans la mairie de Béziers.

« Un peuple sans mémoire est aussi un peuple sans avenir »

Son prédecesseur, Bruno Retailleau, avait déclaré dans le Figaro, au sujet de l’interdiction de la crèche, que« l’indignation qui s’est levée spontanément montre à quel point nos compatriotes, croyants ou non, restent attachés à leur histoire collective. […] Nos racines culturelles et nos traditions populaires sont aussi des liens sociaux qui nous maintiennent ensemble. Je crois profondément qu’un peuple sans mémoire est aussi un peuple sans avenir. » Il a été entendu.

Source : Valeurs Actuelles

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