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Union Européenne : le Proche-Orient à géométrie variable

Par ce nouveau texte renforçant la ligne anti-israélienne de la politique étrangère européenne, l’Union Européenne vient de se disqualifier une fois de plus pour jouer un quelconque rôle dans le processus de paix.

Mis en ligne le 26 janvier 2016 Imprimer Imprimer

L’Union européenne a adopté le 18 janvier des conclusions sur le processus de paix au Proche-Orient, certains Etats voulant atténuer les références aux violences exercées par les « colons » israéliens ou à l’étiquetage des produits issus des colonies. Mais pas un mot sur les nombreux assassinats et attentats perpétrés par des terroristes arabes depuis le mois de novembre.

Le long texte a été adopté par les 28 chefs de la diplomatie des pays de l’UE après une journée de négociations à Bruxelles.

Seuls les ministres grecs et polonais ont refusé des parties du texte. Le ministre grec Nikos Kotzias a notamment exprimé des réserves sur les références aux supposées violences exercées par certains « colons » à l’encontre des Palestiniens, dont certaines ont été abandonnées.
Et son homologue polonais, Witold Waszczykowski, a refusé une formulation insistant sur l’unité de l’UE sur la question de l’étiquetage des marchandises issues des implantations israéliennes
Cette décision, vivement critiquée par Israël, a été remise sous les projecteurs avec la publication par la Commission européenne, le 11 novembre 2015, d’une « notice explicative » pour permettre aux Etats de l’UE de la mettre en oeuvre correctement.

En réponse, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu avait décidé de suspendre les contacts avec l’Union européenne sur le conflit israélo-palestinien, alors que Bruxelles cherche à relancer le processus de paix par l’intermédiaire du Quartette pour le Proche-Orient (qui regroupe l’Union, les États-Unis, l’ONU et la Russie).

Par ce nouveau texte renforçant la ligne anti-israélienne de la politique étrangère européenne, l’Union Européenne vient de se disqualifier une fois de plus pour jouer un quelconque rôle dans le processus de paix.

« L’UE condamne fortement les attaques terroristes et la violence de toutes les parties et dans toutes circonstances, y compris la mort d’enfants« , selon la version finale du texte publiée lundi soir.

L’UE considère que les arrestations d’assassins et de terroristes arabes constituent des « violences » du côté israéliens ! 

« L’UE salue le progrès dans l’enquête sur Douma« , et appelle Israël « à faire répondre de leurs actes tous les auteurs de violences parmi les colons » . Mais pas un mot sur les terroristes arabes ni aucune compassion pour les victimes israéliennes. 

L’UE n’appelle même pas l’Autorité palestinienne à « faire répondre de leurs actes tous les auteurs de violence parmi les palestiniens« … Comme toujours deux poids deux mesures !

Comme d’habitude, les diplomates de l’UE ne connaissent guère le droit international puisque le texte « condamne la colonisation illégale en droit international », oubliant que la Judée Samarie est pour le moment et en l’absence d’un accord sur les frontières un « territoire disputé » et n’appartient en aucune façon à la partie palestinienne… Encore faudrait-il que les diplomates européens prennent des cours de « droit international ».

L’UE critique les « démolitions et confiscations, y compris de projets financés par l’UE, de même que les évictions » oubliant également que l’UE finance des implantations totalement illégales

Sur l’étiquetage, l’UE s’engage à une « mise en oeuvre continue, pleine et effective de la législation existante de l’UE (….) applicable aux produits des colonies« . Elle précise que « ceci ne constitue pas un boycott d’Israël, auquel l’UE s’oppose fortement« . Il s’agit pourtant bien d’une forme de discrimination s’assimilant à un boycott.

L’Union Européenne n’a jamais étiqueté le moindre produit venant d’autres pays ! Pourtant la Turquie occupe illégalement une partie de la Grèce… Bon nombre de pays pourrait se voir appliquer des mesures d’étiquetage. Mais seul Israël doit être sanctionné ! (…)

© Moshé Anielewicz pour Europe Israël News

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NdlrLa situation est la même à l’ONU. L’ambassadeur d’Israël dans cette institution, Danny Danon, rapporte qu’en 2015, « l’Assemblée générale a adopté 22 résolutions contre Israël. « Une résolution a été adoptée contre l’Iran, une contre la Corée du Nord, et pour la Syrie, zéro résolution, même si il y a eu 250.000 morts.»


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