Une loi pour interdire les « thérapies de conversion » en préparation

La définition qui a été retenue est celle-ci : « Pratiques visant à modifier l’orientation sexuelle ou l’identité de genre et ayant pour effet l’altération de la santé mentale ou physique ».

Mis en ligne le 4 avril 2019 Imprimer Imprimer

La France prépare une loi pour interdire les « thérapies de conversion », indique le journal Le Monde des religions du 28 mars. La députée de la République en Marche Laurence Vanceunebrock-Mialon envisage de déposer une proposition de loi au début de l’été.

Pour se faire, il a déjà fallu définir ces thérapies dites de conversion. La définition qui a été retenue est celle-ci : « Pratiques visant à modifier l’orientation sexuelle ou l’identité de genre et ayant pour effet l’altération de la santé mentale ou physique ». Toujours selon l’article, des peines de prison pourraient être de l’ordre de deux ans, voir plus en cas d’actes de barbarie ou de suicide. Mais la députée LREM reconnaît que la législation est démunie « face à des thérapies de conversion déguisées qui prônent la chasteté ».

De son côté, le Parlement européen a demandé le 1er mars à ses Etats membres d’adopter des mesures interdisant ces pratiques et toute « pathologisation des identités transexuelles ». A Malte, tout personne qui prescrit une thérapie de conversion s’expose déjà à un an de prison et 10 000 euros d’amende. Et aux Etats-Unis, 16 Etats sur 51 se sont dotés de loi dans ce sens.

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