Une femme dédommagée pour les soins de son fils « qui n’aurait pas dû naître »

Au Royaume Uni, la Haute Cour s’est prononcée en faveur d’Omodele Meadows, qui affirme qu’elle aurait avorté si elle avait su que l’enfant qu’elle portait souffrait d’hémophilie. Elle recevra 9 millions de livres sterling de « dommages-intérêts ».

Mis en ligne le 18 décembre 2017 Imprimer Imprimer

Adejuwon est né il y a six ans atteint d’hémophilie ; à quatre ans les médecins lui ont également diagnostiqué une forme d’autisme. Sa mère a intenté un procès envers le médecin qu’elle a consulté en 2006 pour faire des tests génétiques et savoir si elle était porteuse du gène hémophile, son histoire familiale pouvant le laisser supposer. Or lors de cette consultation le médecin a déclaré à Omodele Meadows qu’elle n’était pas porteuse du gène et que ses enfants ne souffriraient pas de la maladie.

Lors de l’audience, le juge a déclaré : « Madame Meadows a cherché à éviter de mettre au monde un enfant hémophile, sachant la souffrance que cause la maladie. Dire clairement qu’elle aurait mis fin à sa grossesse si elle avait su que le bébé souffrirait d’hémophilie n’a rien à voir avec le fait de dire qu’Adejuwon est un enfant non désiré. Au contraire, il semble qu’il soit très aimé et bien soigné. Toutefois le prendre en charge représente un poids beaucoup plus lourd que d’élever un enfant ‘normal’ et en bonne santé ».

Pour en savoir plus : Comment éviter que des enfants nés handicapés soient stigmatisés comme « préjudice » de leur propre famille ?

Source : Généthique
__________________________________________________________
.

Partagez cette page
Facebooktwittergoogle_plusmail