Un site d’information sur l’avortement dans le viseur des pro-IVG

La ministre de la Santé n’aime pas beaucoup IVG.net et le fait savoir. La presse, complaisante, relaye. Les hackers achèvent le travail.

Mis en ligne le 8 janvier 2016 Imprimer Imprimer

« Attention à la désinformation », s’écrient depuis quelques temps certains médias féminins et politiques ! À l’origine de cette bronca, les résultats du moteur de recherche le plus apprécié des internautes, qui n’ont pas l’heur de plaire au gouvernement. En effet, lorsque l’on tape « IVG » sur Google, un site associatif – accusé de prendre partie contre l’avortement – s’est frayé un chemin jusqu’à la première place, juste devant le site du gouvernement.

Malgré une récente campagne menée à coup de décalcomanies « Mon corps m’appartient », du soutien des médias et de nombre d’intellectuels, le site sante.gouv.fr n’a pas réussi à conserver la première position dans la cruelle compétition imposée par le moteur de recherche américain. Il faut bien comprendre que, parmi les critères de référencements qui gouvernent le géant du Web, la popularité d’un site ainsi que son ancienneté sont déterminantes. Face à ces critères primordiaux, le site gouvernemental n’est plus gagnant.

Un site qui incite à « garder l’enfant »

Quoi qu’il en soit, ElleCausette ou LCI ont emboîté le pas à Marisol Touraine pour tenter de pallier cette injustice. La ministre de la Santé appelle l’audimat à cliquer et cliquer encore pour aider son site sante.gouv.fr à remonter sur le trône. Les médias, dociles, ont pris le relai dans cette ridicule course à l’échalote.

La réaction de Elle ne s’est pas faite attendre : sur son compte Twitter, le mensuel féminin s’est empressé d’appeler à répondre favorablement aux injonctions gouvernementales. Ce matin, c’est la chaîne d’information LCI qui invitait ses téléspectateurs à se « méfier des résultats de Google ». D’après « l’enquête » de l’un de nos très informés confrères, sous ses allures de « site officiel », le site IVG.net qui caracole en tête des résultats Google cacherait en réalité des informations « anxiogènes », incitant (carrément) à « garder l’enfant » via un numéro vert mis à disposition. Garder l’enfant, un comble !

Source : Aleteia

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Une autre U2RDP, accompagne les femmes (et les hommes) ayant vécu un avortement.

Page d’accueil du site du gouvernement faisant la promotion de l’avortement

IVG.gouv.fr


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