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Un nouveau cri d’alarme pour les Chrétiens au Moyen-Orient

La communauté internationale doit savoir que si le couteau de boucher s’abat sur Israël, les chrétiens seront bientôt expulsés de Terre sainte, le berceau du christianisme.

Mis en ligne le 2 mars 2015 Imprimer Imprimer

Le Père Gabriel Naddaf, chef spirituel des chrétiens araméens d’Israël, pousse un nouveau cri d’alarme.

« Le Moyen-Orient se noie dans le sang de ses minorités, prises pour cible par des organisations islamistes telles que Daech, le Hamas, le front al-Nosra, al Qaida et consorts. Les chrétiens de la région sont la cible d’une campagne de massacres et d’épuration ethnique perpétrée jour après jour.

Ils sont victimes d’actes aussi atroces que le viol, le vol, la conversion forcée, la déportation, la profanation et la destruction de leurs églises, l’enlèvement des religieuses et la crucifixion des moines, le tout, au sein même des communautés historiques qui les ont vus naître.

Enfants, femmes et personnes âgées sont décapités, souvent sous les yeux des membres de leur famille, qui ignorent eux-mêmes si les terroristes leur laisseront ou non la vie sauve. Certains parviennent à trouver refuge en Occident, certes, mais de nombreux autres n’ont pas les moyens de fuir.

PersécutionCes chrétiens abandonnés vivent en marge des sociétés arabes musulmanes, privés de leurs droits fondamentaux. Leurs biens sont confisqués, leur honneur, bafoué, leurs enfants, déracinés et le massacre se poursuit. Ils sont livrés aux plus épouvantables persécutions, considérés comme des citoyens de seconde zone, destinés à subir le racisme et les discriminations religieuses, sociales et économiques.
Toutes ces souffrances ne résultent que d’une haine pure et simple de leur croyance, le christianisme.

Ces évolutions font que l’idée d’un Moyen-Orient épuré de ses chrétiens est en passe de devenir réalité. Au début du XXe siècle, les chrétiens représentaient vingt pour cent de la population totale de la région. Ils ne sont aujourd’hui plus que quatre pour cent et leur nombre ne cesse de diminuer.

Quelque 77 % des chrétiens d’Iraq ont fui leur pays depuis 2000, sans compter les milliers qui ont été tués. Il ne reste pas même 250 000 chrétiens sur les deux millions qui vivaient en Syrie autrefois.

Bethléem, le lieu de la Nativité de Jésus, a vu sa population chrétienne diminuer de façon marquée et constante depuis que la ville a été confiée à l’Autorité palestinienne, en 1995. Les chrétiens n’y sont plus que deux pour cent.
La situation est pire encore à Gaza, qui vit sous la férule du Hamas.

Au milieu de ce chaos et de cette folie subsiste un îlot où les chrétiens vivent en paix. C’est le seul endroit de tout le Moyen-Orient où ils sont protégés, jouissent de leur liberté de culte et d’expression et ne sont pas la cible de meurtres de masse.
Cet endroit, c’est l’État juif d’Israël, le pays qui m’a vu naître.

En Israël, juifs et chrétiens vivent en bon voisinage.
Pas seulement parce que Jésus naquit et grandit en tant que Juif dans une Bethléem juive, mais aussi parce que la paix est une valeur qui nous est commune.

Les chrétiens font partie intégrante du tissu social en Israël. Citoyens à part entière, nous avons le droit de vote et sommes éligibles aux élections législatives et municipales.

Nous bénéficions d’une éducation de qualité et sommes bien représentés dans le monde académique, comme étudiants ou enseignants. Nous jouissons de la protection de la Justice et l’on trouve des chrétiens au barreau, dans la magistrature, mais aussi la police et l’armée. Nous sommes impliqués dans chaque domaine de l’activité culturelle et économique d’Israël et nos diverses Églises sont parfaitement libres d’administrer et préserver leurs lieux de culte, monastères et lieux saints.

La communauté internationale doit savoir que si le couteau de boucher s’abat sur Israël, les chrétiens seront bientôt expulsés de Terre sainte, le berceau du christianisme.

Ce n’est qu’en soutenant Israël et son ordre démocratique juste que nous pourrons assurer la pérennité de cette communauté, qui semble destinée à devenir la dernière trace de vie chrétienne au Moyen-Orient. (TDG) »

Père Gabriel Naddaf 

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