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« Soulager mais pas tuer » à Strasbourg

Un mouvement de résistance et de mobilisation contre l’ euthanasie sous toutes ses formes et le suicide assisté en France.

Mis en ligne le 2 décembre 2014 Imprimer Imprimer

Le mouvement « Soulager mais pas tuer » a lancé son action, vendredi 28 novembre, dans 60 villes de France – dont Strasbourg-, pour lutter contre une possible légalisation de l’euthanasie, et contre sa banalisation dans l’opinion.

Soulager mais pas tuer est une nouvelle initiative qui vient alerter l’opinion publique sur l’urgence de s’opposer à l’euthanasie en France. Le mouvement se propose de « protéger les personnes gravement malades, dépendantes ou en fin de vie, de l’euthanasie sous toutes ses formes et du suicide assisté ». Elle demande au gouvernement le développement d’une culture palliative, et non pas d’une culture de mort. Soulager mais pas tuer lance également une pétition pour « manifester un premier niveau de mobilisation nationale d’alerte ».Le mouvement commence sous de bons auspices : il a déjà su mobiliser plusieurs associations d’étudiants en médecine (Soigner dans la dignité), de médecins et d’infirmiers (Convergence soignants soignés), de soignants en unités de soins palliatifs (Association pour la protection des soins palliatifs de l’euthanasie) et de personnes vulnérables (100 % vivants), qui font désormais front commun et unissent leurs voix pour alerter l’opinion publique. Il rassemble également Alliance Vita, l’Institut européen de bioéthique et le Comité protestant évangélique pour la dignité humaine (CPDH). Il a pour parrain Philippe Pozzo di Borgo, tétraplégique, dont le témoignage a inspiré le filmIntouchables, et qui écrit, pour justifier son parrainage : « Soulagez-nous, mais ne nous tuez pas. Quelle violence faite aux humiliés, à la vie aux extrémités ! »

On nous fait croire que le choix est : souffrir horriblement ou être euthanasié. Le choix est au contraire : souffrir ou être accompagné.

A Strasbourg, ​Thérèse Montavont, médecin en soins palliatifs, Alexis, papa d’un enfant handicapé et Soulager mais pas tuer Strasbourg-141128Florence Granier d’Alliance VITA ont apporté leur soutien au lancement local de ce mouvement unitaire d’explication, de résistance et de mobilisation contre l’ euthanasie sous toutes ses formes et le suicide assisté en France.

L’enjeu que se propose le mouvement est avant tout culturel : faire comprendre aux Français les graves conséquences d’une légalisation de l’euthanasie, résister à sa banalisation et mobiliser tous ceux qui s’y opposent.

Marc-Henri d’Alès, tétraplégique et président de 100 % vivants, s’est ainsi insurgé contre l’expression « mourir dans la dignité » : « Pourquoi ma vie serait-elle indigne ? Ce qui est indigne, c’est de nous laisser seuls face à la souffrance ».

L’association pour la protection de soins palliatifs de l’euthanasie a quant à elle exprimé sa crainte que le développement de l’euthanasie ne provoque automatiquement une désertion des soins palliatifs, beaucoup plus exigeants et plus coûteux. Thomas Button a lui aussi insisté sur le fait que « là où l’euthanasie est légalisée, les soins palliatifs sont dévalorisés ».

« Le gouvernement veut-il à nouveau un grand mouvement social ? »

Soulager mais pas tuer veut répondre à la menace, de plus en plus grande en France, d’une loi légalisant l’euthanasie, ou la rendant possible de façon détournée, sous couvert d’un « vocabulaire édulcoré comme “aide à mourir’’ ».  Le 10 décembre, en effet, un rapport sera rendu par les parlementaires Jean Leonetti et Alain Claeys, qui devrait aboutir à une nouvelle loi sur la fin de vie.

À Manuel Valls, qui a promis qu’il ferait passer une loi dans le consensus, Tugdual Derville, d’Alliance Vita, répond : « Nous sommes là pour que cette loi ne passe pas de façon consensuelle. Nous voulons mettre l’exécutif face à ses responsabilités. Veut-il à nouveau faire naître un grand mouvement social ? Dans 60 villes de France est en train de naître une résistance ». Il a ainsi annoncé que le mouvement serait prêt, dans le cas où un vote viendrait « rompre l’équilibre fragile de la loi fin de vie » de 2005, à appeler à manifester massivement dans la rue.

Pauline Quillon – Source : Famille Chrétienne du 28/11/14

Contact dept67@soulagermaispastuer.org

Demandez nous des tracts à partager autour de vous 

Découvrez et faites découvrir le site www.soulagermaispastuer.org

  SIGNEZ et faites signer la pétition en ligne  ou sur papier
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« Soulager mais pas tuer » est parrainé par Philippe Pozzo di Borgo, tétraplégique
dont la vie a été rendue célèbre par le film Intouchables.

Communiqué du 4/12/14

Appel au rassemblement contre l’euthanasie le 10 décembre au Trocadéro

Le mouvement « Soulager mais pas tuer » appelle les Français à se rassembler sur le Parvis des Droits de l’Homme du Trocadéro, le mercredi 10 décembre 2014 à 19h.

Ce rassemblement fait écho aux déclarations contradictoires des autorités publiques sur le sujet de la fin de vie : François Hollande et Manuel Valls se sont engagés à promouvoir une réforme consensuelle de la loi de 2005. Or, quatre faits très récents démontrent que ce consensus est soit menacé, soit menaçant :

1/ En octobre dernier, le Premier ministre a assuré au Parti Radical de Gauche, qui revendique la légalisation de toutes les formes d’euthanasie, qu’il serait directement associé au futur projet de loi sur la fin de vie.

2/ Le Président de l’Assemblée nationale, Claude Bartolone, vient d’apporter le 27 novembre dernier son soutien à l’euthanasie et au suicide assisté, aux côtés de Véronique Massonneau. De nombreux autres députés de la majorité ont fait part de leur intention d’introduire l’euthanasie et le suicide assisté par amendements.

3/ Favorable à l’euthanasie, jusqu’à celle des enfants quand les mentalités seront prêtes, la députée écologiste Véronique Massonneau (EELV) a déposé sa propre proposition de loi pour l’euthanasie et le suicide assisté. Elle sera en principe débattue à l’Assemblée nationale le 29 janvier 2015, dans le cadre d’une niche parlementaire réservée à son groupe.

4/ Le député Alain Claeys (PS), associé à Jean Leonetti (UMP) pour remettre un rapport sur la fin de vie, a annoncé au quotidien Libération le 26 novembre – sans l’aval de son collègue – que serait légalisée une « aide à mourir », sous la forme ambiguë d’« un droit à la sédation profonde jusqu’à la mort » qui s’apparente clairement à une euthanasie masquée.

C’est dans ce contexte de menaces et de confusion que le mouvement unitaire « Soulager mais pas tuer » tient à réaffirmer, au cours de la Journée Internationale des Droits de l’Homme, que l’interdit de tuer doit rester le fondement très clair de la confiance entre soignants et soignés. De très nombreux Français sont prêts à descendre dans la rue pour défendre ce principe fondamental de notre pacte social. Cette mobilisation doit commencer sans tarder.

Lors de ce rassemblement de 19h à 20h, des soignants, des personnes concernées par le handicap ou la maladie, et de simples usagers de la santé viendront prendre la parole et témoigner. Notre société peut et doit se donner les moyens de toujours soulager les personnes fragilisées par le grand âge, la dépendance ou la maladie sans décider de leur administrer la mort.

« Soulager mais pas tuer » réunit, sous le parrainage de Philippe Pozzo di Borgo, à l’origine du film Intouchables, les Français contestant l’euthanasie sous toutes ses formes et le suicide assisté, et favorables à la généralisation d’une véritable culture palliative. Son logo – un cœur dans une main – symbolise ses convictions : la main, signe de protection et de soin ; le cœur, signe de vie et de solidarité.

Pour son lancement le vendredi 28 novembre 2014 à midi, « Soulager mais pas tuer » a organisé 66 conférences de presse dans toute la France, avec interventions de soignants et de personnes concernées par le handicap et la maladie.

« Soulager mais pas tuer » est soutenu dès son lancement par :

  • Soigner dans la dignité
  • Convergence Soignants Soignés
  • L’Association pour la protection des soins palliatifs de l’euthanasie
  • 100% vivants
  • Alliance VITA
  • L’Institut Européen de Bioéthique
  • Le Comité protestant pour la dignité humaine (CPDH)

Contact presse : Tel. : 06 40 19 99 16

 

 


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