Si l’avortement est autorisé, l’infanticide doit l’être également

Des chercheurs australiens soutiennent que l’avortement devrait être autorisé même après la naissance, « dans les cas où un bébé est né avec une déficience inconnue auparavant ou dans le cas où une mère refuse de s’occuper de lui ».

Mis en ligne le 17 octobre 2018 Imprimer Imprimer

L’équipe de Monash et de l’Université de Melbourne prône l’avortement post-natal pour les bébés handicapés comme pour les bébés en bonne santé : cela inclut « les cas où le nouveau-né a le potentiel de mener une vie (au moins) acceptable, alors que le bien-être de la famille est menacé ».

« Un grave problème philosophique se pose lorsque les mêmes conditions qui auraient justifié l’avortement sont connues après la naissance. Dans de tels cas, nous devons évaluer les faits afin de décider si les mêmes arguments qui s’appliquent à la mise à mort d’un fœtus humain peuvent également s’appliquer de manière cohérente à la mise à mort d’un humain nouveau-né », rapporte le Daily Telegraph.

L’article des chercheurs, intitulé Avortement après la naissance : pourquoi le bébé devrait-il vivre ?, a été publié dans le Journal of Medical Ethics. Il a été très fortement critiqué, malgré le soutien du rédacteur en chef de la revue, Julian Savulescu. « Les auteurs affirment de manière provocante qu’il n’y a pas de différence morale entre un fœtus et un nouveau-né. Leurs capacités sont similaires. Si l’avortement est autorisé, l’infanticide doit l’être », a-t-il expliqué dans sa réponse publique.

Source : Généthique
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Ndlr. La question n’est pas nouvelle, hélas. Le 28 février 1984, publication au JO d’une Association pour la Prévention de l’Enfance Handicapée (APEH) qui préconisait de ne pas laisser vivre les enfants nés avec une grave infirmité : « Un médecin ne commettra ni crime ni délit en s’abstenant d’administrer à un enfant n’ayant pas plus de trois jours les soins nécessaires à entretenir sa vie quand cet enfant présentera une infirmité inguérissable, et telle qu’on prévoit qu’il ne pourra jamais avoir une vie digne d’être vécue. » (Art. 1er de sa proposition de loi). Le Président d’honneur : Henri CAILLAVET, député européen, ancien sénateur (1967-1985) et franc-maçon bien connu.
Et la question est même logique dans la mesure où dans la plupart des pays occidentaux, l’avortement dit « thérapeutique » est possible jusque dans la semaine qui précède  la date prévue de la naissance.


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