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Résolution Tarabella : l’Europe sera-t-elle la première à reconnaitre un « droit à l’avortement » ?

Après l’échec du rapport Estrela durant l’année 2013, le rapport Tarabella est la nouvelle tentative pour faire reconnaître un « droit à l’avortement » au sein de l’Union européenne. Les promoteurs changent, le fond reste.

Mis en ligne le 4 février 2015 Imprimer Imprimer

On se souvient du feuilleton occasionné par la résolution Estrela durant l’année 2013. Cette « résolution sur la santé et les droits sexuels et génésiques » avait été dénoncée par la Manif pour tous et l’initiative européenne « Un de nous ». Entre autres points litigieux, elle réclamait que l’accès à l’avortement soit reconnu comme un « droit fondamental » dans toute l’Europe.

Cette résolution avait été rejetée à deux reprises par le Parlement européen, les 23 octobre et 11 décembre 2013. Un autre rapport moins médiatisé, Zuber, avait lui aussi été rejeté avec une majorité de seulement neuf votes. En substance, Zuber prévoyait comme Estrela de lutter en faveur d’une éducation contre les stéréotypes homme/femme et de soutenir l’IVG…

Cette fois, c’est l’eurodéputé belge Marc Tarabella, du groupe de l’Alliance progressiste des socialistes et démocrates qui est à la manœuvre avec un rapport qui contient une proposition de résolution. Elle sera soumise au vote de l’ensemble des eurodéputés le 9 mars 2015 et « insiste sur le fait que les femmes doivent avoir le contrôle de leurs droits sexuels et reproductifs, notamment grâce à un accès aisé à la contraception et à l’avortement […] » et «  invite les États membres et la Commission à mettre en œuvre des mesures ».

« L’européanisation » des questions éthiques

Comme pour le rapport Estrela, les opposants se préparent, dénonçant notamment le non-respect du principe de subsidiarité, selon lequel la question de l’avortement relève de la compétence des États. Ces rapports vont tous dans le sens d’une centralisation européenne des questions éthiques, une centralisation qui s’étend même jusqu’aux familles, puisqu’une partie des rapports Estrela et Zuber avaient un volet consacré à l’éducation à l’égalité de genre.

Par le passé, la force d’impact de l’initiative Un de nous avait joué contre Estrela. Le mouvement, avait réuni 2 millions de votes : la plus grande pétition de l’histoire européenne ! Cette fois encore une pétition recueille les signatures des opposants.

(…) Les instances européennes ne sont pas condamnées à être confisquées par ceux qui souhaitent étendre le droit à l’avortement. Une nouvelle pétition adressée au Conseil de l’Europe demande que ce dernier se penche sur la question douloureuse des infanticides néonataux.

Source : Aleteia


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