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Record de conversions au christianisme de musulmans arrivant en Europe

Ces conversions en masse sont-elles sincères ou sont-elles une manière pour les immigrés d’augmenter leurs chances d’obtenir l’asile ?

Mis en ligne le 15 septembre 2015 Imprimer Imprimer

Opportunisme ou intégration ? En plus des vagues historiques de réfugiés qui arrivent en Europe en provenance du Moyen-Orient et d’Afrique, le Vieux Continent connaît aujourd’hui une autre vague, moins médiatisée, mais qui interpelle : celle des conversions au christianisme.

L’agence de presse internationale Associated Press (AP) s’est rendue à Berlin dans une église évangélique où « des centaines de demandeurs d’asile iraniens et afghans » font partie des fidèles de la paroisse.

« Certes, on ne peut ignorer que cette décision améliore leurs chances d’obtenir l’asile : ils peuvent ainsi prétendre qu’ils seraient confrontés à la persécution religieuse en cas de retour dans leur pays d’origine », observe l’agence, soulignant que l’Allemagne traite les réfugiés en fonction de la gravité de la situation qui les a contraints à quitter leur patrie  : ceux qui fuient la guerre civile en Syrie, par exemple, ont davantage de chances d’obtenir l’asile.

« La situation est plus compliquée pour les demandeurs d’asile en provenance d’Iran ou d’Afghanistan, car les conditions de vie dans ces pays sont plus stables qu’en Syrie », déclare l’AP. Au cours des dernières années, environ 40% à 50% des demandeurs issus de ces régions ont été autorisés à rester dans le pays, avec un permis de séjour temporaire pour la plupart.

Les chances des Afghans et des Iraniens augmentent quand ils persuadent les autorités allemandes qu’ils risquent d’être persécutés dans leur pays natal, où la conversion au christianisme d’un musulman est passible d’emprisonnement voire même de mort.

Gottfried MartensPour Gottfried Martens, pasteur à la Trinity Church évangélique, la motivation est sans importance. Il affirme que « beaucoup sont tellement saisis par le message chrétien qu’ils changent leur vie ». Et il estime que seulement 10% des convertis ne retournent plus à l’église après le baptême. Le pasteur Martens reconnaît que certains se convertissent dans l’espoir d’obtenir l’asile, « mais je les invite à se joindre à nous, car je sais aussi que celui qui vient ici ne sera plus le même ».

L’église du pasteur Martens est devenue célèbre : il baptise des musulmans au bout de trois mois de catéchèse et les aide pour leurs demandes d’asile. Sa paroisse est passée de 150 à 600 membres en deux ans, avec un flux apparemment sans fin de nouveaux réfugiés. Selon Martens, il y a une liste d’attente d’au moins 80 personnes pour le baptême.
(…)

Source : Aletia


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