Prières de rue : la confrontation

Plusieurs centaines de musulmans prient chaque vendredi devant la mairie de Clichy-la-Garenne, depuis le mois de mars. Le groupe revendique ainsi la réouverture de leur salle de prière fermée depuis huit mois, refusant de se rendre dans la mosquée recommandée, jugée trop éloignée.

Mis en ligne le 16 novembre 2017 Imprimer Imprimer

Le 10 novembre, une centaine d’élus ont manifesté à Clichy-la-Garenne contre les prières de rue. Jugée illégale, la pratique instaurée par un groupe de musulmans dérange les élus locaux, en vertu du principe de laïcité.

Plusieurs centaines de musulmans prient chaque vendredi devant la mairie de Clichy-la-Garenne, depuis le mois de mars. Le groupe revendique ainsi la réouverture de leur salle de prière fermée depuis huit mois, refusant de se rendre dans la mosquée recommandée, jugée trop éloignée. Elle ne ferait d’ailleurs pas partie du même courant que le leur. Après le refus d’intervention de la préfecture de police, qui n’estime pas nécessaire d’envoyer les forces de l’ordre, le maire de la commune s’en remet au ministre de l’Intérieur.

Des personnalités publiques se sont exprimées sur le sujet, comme Gérard Depardieu, qui juge cette pratique « inacceptable ». Pour Asif Arif, avocat et auteur sur l’Islam et la laïcité, les prières de rue « ne sont pas illégales et n’ont rien à voir avec la laïcité ». Ce dernier accuse d’ailleurs les politiciens d’instrumentaliser la situation des musulmans de Clichy. Selon lui, l’Etat devrait fournir un lieu de culte s’il ne veut pas voir les musulmans prier dans la rue.

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Ndlr. Espérons que certains ne se serviront pas de ce genre de débordement pour s’attaquer à toutes formes d’expression religieuses sur la voie publique. Nous pouvons penser par exemple aux Marche Pour Jésus.


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