Pourquoi le transhumanisme est-il dangereux ?

Le transhumanisme ne veut pas simplement nous améliorer grâce aux progrès techniques : il veut un changement d’espèce. Mais il y a des barrières éthiques et des barrières de complexité à franchir.

Mis en ligne le 5 janvier 2016 Imprimer Imprimer

1. L’homme « augmenté » est déjà une réalité en marche. Il suffit de voir ce qui se passe dans les laboratoires américains. Mais il est nécessaire de bien distinguer entre les progrès indéniables dans les champs médicaux, scientifiques, etc. et la vision transhumaniste : on passe d’une question de progrès de l’espèce humaine à la question de changement d’espèce. En savoir +

2. Pour faire ensuite, hypothétiquement, grandir l’homme, le transhumanisme commence par abaisser sa dignité. Aux États-Unis, les transhumanistes se reconnaissent par le signe H+. Mais avant de faire du +, la réalité est qu’ils font du – ! Leur fantasme du robot anthropomorphe rapproche en effet l’homme de la machine et la machine de l’homme, ce qui est une double erreur. En savoir +

3. Les transhumanistes défendent une vision simpliste de l’homme, dans une dualité radicale entre corps et esprit  : un corps, mauvais, corrompu et décomposable, retiendrait l’esprit et l’empêcherait d’être immortel. Toutes les découvertes scientifiques depuis les trente dernières années confirment pourtant ce que nous dit notre bon sens : cette dualité ne correspond pas à notre réalité. En savoir +

4. L’idée simpliste de l’homme débouche sur une ambition suprêmement individualiste. La vision transhumaniste d’un animal isolé, là encore, est à l’opposé de ce que nous enseignent science, bon sens et philosophie : l’homme, par-delà de toute conviction religieuse, est un animal relationnel. Le bonheur conçu comme pure maximisation de nos expériences individuelles, socle de la conviction transhumaniste, correspond à une malheureuse esquisse de ce que nous sommes vraiment. En savoir +

5. Les obstacles ne sont pas simplement d’ordre éthique. La vision transhumaniste du progrès scientifique se heurte à d’indéniables barrières de complexité. Il y a une vraie naïveté, qui fait froid dans le dos, à croire qu’elles disparaîtront d’elles-mêmes dans les prochaines années. Il s’agit moins de parler d’orgueil que des risques objectifs d’une approche simplificatrice. En savoir +

Pour en savoir beaucoup plus, rendez-vous ici !

Source : Aletia

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