PMA, GPA : on procède par glissements successifs qui rendent inéluctable la transgression finale

La vice présidente de la Confédération Nationale des AFC [1], réagit à la dernière mesure du gouvernement en matière de PMA, et déclare que « nous ne pouvons jouer la surprise » face à cette « attitude irresponsable ». On procède par glissements successifs qui rendent inéluctable la transgression finale.

Mis en ligne le 18 juillet 2016 Imprimer Imprimer

Pascale Morinière déplore « la méthode » employée : « plutôt que de lancer un débat de société (…) on procède par glissements successifs qui rendent inéluctable la transgression finale ». Elle identifie le premier glissement à la circulaire de janvier 2013, qui « demandait qu’un certificat de nationalité française soit délivré aux enfants nés à l’étranger d’un père français et d’une mère porteuse ». Le second à l’abrogation récente d’une autre « circulaire », qui elle « rappelait les sanctions encourues par les gynécologues orientant les femmes vers l’étranger pour une PMA pratiquée en violation de la loi française ». Elle note au passage que les « 130 médecins ayant publié le 19 mars dernier une tribune dans un grand quotidien pour clamer qu’ils contreviennent à la Loi ne sont visiblement pas inquiétés  ni par la justice, ni par l’Ordre des médecins, ne par l’opinion publique » (cf.PMA : Les revendications des 130 médecins et biologistes « montrent la ruine de la réflexion éthique » ). Les glissements suivants sont « facilement » prévisibles : « Si les couples lesbiens peuvent facilement pratiquer une PMA à l’étranger, pourquoi l’interdire en France ? » ; et enfin : « Pourquoi serait-il juste de priver les couples homosexuels de ce dont bénéficient les couples lesbiens ? », soit pourquoi interdire la GPA ?

Pascale Morinière décrypte également les ressorts de cette méthode : la « victimisation », qui « fait pleurer dans les chaumières et fait honte à ceux qui ‘discriminent’ ». Ainsi « la plupart des français se disent ‘en fait, ça ne me dérange pas’ », et les chiffres des sondages évoluent doucement.

Mais « où est le débat de fond sur ce sujet ? Où est la réflexion posée, honnête, ouverte, étayée, pluraliste ? Où est le débat démocratique ? » interroge-t-elle. « Qui se préoccupera des plus petits, des plus faibles, des ‘sans voix’ que sont les enfants ? Qui se demandera s’il est juste, de priver ainsi délibérément un enfant de son père ? N’est ce pas la que réside vraiment la discrimination ? »

[1] Associations Familiales Catholiques

Source : Généthique
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