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Migrants : entre naïveté et méfiance, comment trouver l’équilibre ?

La crise migratoire qui touche l’Europe actuellement soulève beaucoup d’interrogations, et nous Chrétiens ne sommes pas en reste. Difficile de faire la part des choses, mais on ne peut quand même pas être candides au point de croire que tout va bien.

Mis en ligne le 9 octobre 2015 Imprimer Imprimer

Cette immigration massive a été annoncée par Daech, en réponse aux attaques que nous leur portions, comme la volonté délibérée de noyer l’Europe. Djihadistes infiltrés parmi les migrants ? Sûrement ! Que faire alors ? Fermer les frontières ?

Dans son article « Le tsunami d’immigrés : trop tard ? », Michelle d’Astier de la Vigerie nous parle de la vision qu’elle a eue il y a quelques années, celle d’un tsunami qui se lève sur la mer Méditerranée et s’abat sur notre pays. Elle a d’abord cru qu’il s’agissait d’un tsunami politique pour comprendre qu’il s’agit de la vague humaine qui touche l’Europe entière actuellement.

Les questions qu’elle pose résument, à elles-seules, la confusion qu’il y a parmi nous, les accueillants, et plus particulièrement parmi les Chrétiens : « Comment pouvons-nous humainement refouler tous ceux qui se présentent à nos frontières en réclamant un statut de réfugiés ? Comment pouvons-nous chrétiennement les refouler ? Impossible ! Et ça, Daech le sait très bien. Il joue sur notre sentimentalisme, notre humanisme pour tenter de renverser tous nos systèmes en place. L’Union Européenne est en effet au bord de l’implosion. Des centaines d’enfants chrétiens décapités, violés et personne ne bouge. Il suffit d’une photo choc mise en scène et le monde entier verse des larmes. »

Migrants2La Bible nous exhorte à prendre soin de l’étranger, au même rang que la veuve et l’orphelin (voir notre dossier). Dans l’Ancien Testament, on trouve 4 termes différents pour désigner l’étranger : Neker, Zar, Goyim et Guèr. Trois de ces termes ont une connotation négative : Neker, Zar et Goyim. Il s’agit de l’étranger qui constitue une menace, celui qui induit une idée de méfiance, ou les païens qui représentent la possibilité de la guerre et de l’oppression externe. Le dernier, Guèr, a lui une connotation positive. Il est l’immigré qui séjourne dans le pays pour raison économique, mais aussi le réfugié. Le Guèr correspond à la vague d’immigration que nous rencontrons aujourd’hui. Il pouvait être naturalisé mais pour cela il fallait qu’il soit circoncis. En d’autres termes, qu’il s’intègre à Israël et vive comme lui.

Combien de migrants aujourd’hui ne souhaitent pas s’intégrer ? Il n’y a qu’à voir ce qui se passe à Calais, ou dans d’autres centres d’accueil, en France ou ailleurs. Malheureusement, les associations s’érigent souvent en donneuses de leçons, alors qu’elles ne vivent pas le quotidien de ceux qui sont confrontés aux migrants.

Pour contrebalancer ce négativisme, on retrouve tous ceux qui apprécient la main qu’on leur tend et ce que l’on fait pour eux. Tous ceux qui témoignent de la reconnaissance. Tous ceux qui se tournent vers le Christianisme et souhaitent réellement s’intégrer.

Difficile de faire la part des choses, mais on ne peut quand même pas être candides au point de croire que tout va bien et que ce n’est qu’une faible minorité qui ne souhaite pas s’intégrer.

Parmi tous ces migrants, on retrouve une grosse partie de musulmans qui, même s’ils ne sont pas une menace pour nous, pourraient bien le devenir si on n’y prend garde. En effet, le Coran appelle tous les Musulmans à la guerre sainte, pour plier le monde entier à l’Islam. Michelle nous exhorte ainsi : « Que notre sentimentalisme émotionnel ne nous fasse pas devenir des « humanistes candides » au détriment de nos propres enfants : nous aurons à leur rendre des comptes le jour où tout sera à feu et à sang ! ».

JugementDans son article, Michelle fait le parallèle entre l’immigration accrue et le nombre d’avortements en France ces 40 dernières années, environ 9 millions. Elle nous rappelle les lois abominables aux yeux de Dieu que nos gouvernements ont fait passer ces 3 dernières années en Occident : mariage gay, assouplissement de l’IVG, euthanasie, .., et conclut par : « Un jugement divin terrible via cette vague irrépressible arrive sur nos pays. Nos pays se sont moqués du Dieu tout puissant, le Dieu d’Israël. »

Et l’Eglise dans tout ça ? Nous nous sommes tus, ou exprimés si faiblement, entre autres devant les persécutions faites aux Chrétiens : Erythrée, Côte d’Ivoire, Syrie,…, qu’il est de notre devoir de nous repentir, dans les larmes et les supplications, pour que nos pays changent radicalement leurs voies injustes.

Que chacun puisse saisir l’étendue de ce qui se passe sous ses yeux et prier en conséquence et que les églises, en tout lieu et de toute dénomination, prennent leur part de responsabilité dans la repentance, l’intercession et l’annonce de l’Evangile dans ces temps troublés. Il n’est pas trop tard pour nous humilier devant Dieu et implorer sa grâce.

Valérie Saïu

Source : Info chrétienne

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