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Michel Delpech : « Dieu n’est pas rancunier, Il attend toujours que nous venions à Lui »

Il y a un an, le chanteur révélait le nom de son premier grand amour : le Christ, qu’il a perdu et retrouvé pour ne plus le quitter, jusqu’au bout du chemin.

Mis en ligne le 4 janvier 2016 Imprimer Imprimer

À 69 ans, le chanteur, auteur et compositeur Michel Delpech est mort samedi soir, a annoncé son épouse. Il a été emporté par un cancer de la gorge contre lequel il se battait depuis plusieurs années.

Il y a six mois, Michel Drucker avait confié au grand public que son grand ami Michel Delpech n’avait plus que quelques mois à vivre. Lui qui chantait dans son dernier titre(ci-dessous) : « Voici la fin de mon chemin sur terre… Je suis à Toi, accueille-moi mon Père. Voici mon âme, séchez vos larmes, mes frères, je m’en vais là où brille la lumière ».

Entre foi et paillettes

Qui est Dieu ? Quel sens a la vie ? Quelle porte ouvre la mort ? Ce sont les questions dans lesquelles Michel Delpech, la star des Yé-yé des années 60 se plongeait quand il n’était pas sur scène, menant une double vie, de paillettes et de croyant.

Cette double vie, il a fini par la révéler début 2014 à son public à l’âge de 68 ans dans un petit livre de 240 pages baptisé J’ai osé Dieu…. La vedette se remettait alors d’un cancer de la gorge, une épreuve contre laquelle son amour du Christ, rencontré dans son enfance puis perdu et retrouvé entre 15 et 30 ans, pour finalement ne plus le quitter, était parvenu à l’armer, lui faisant oublier toutes les pudeurs à parler du vrai moteur de sa vie : la foi.

« La » rencontre se déroula en 1985. Michel vient d’épouser religieusement Geneviève à l’Église copte. Tous deux, ils se rendent à Jérusalem et visitent le Saint-Sépulcre. Le chanteur fait alors une expérience bouleversante : « Devant le tombeau du Christ, je me suis agenouillé et Jésus est entré dans ma vie, dans mon cœur. C’était très doux. J’ai vraiment ressenti que je revenais vers Lui. Comme des épousailles », a-t-il témoigné par la suite.

Un chanteur de variétés qui lit les Pères de l’Église et ceux du désert est-il crédible ?

Michel Delpech a alors eu envie d’écrire.  » Je sais, dit-il, que ce langage est difficilement audible, venant d’un chanteur populaire. Un chanteur de variétés qui lit les Pères de l’Église et ceux du désert est-il crédible ? Une star qui cultive sa vie intérieure en se passionnant pour la théologie a-t-elle le droit de dire qu’il ne s’agit pas d’une toquade passagère ? Je m’y risque quand même parce que je sais que si je m’en allais sans jamais en avoir parlé, j’aurais des regrets. »

Cette foi, il la taisait par « peur des railleries ». Crainte d’ennuyer son auditoire. De dévoiler ce qu’il a de « bien plus intime que sa vie privée », commente François Vercelletto sur son blog « États d’âme« .  Mais l’interprète de « Chez Lorette » et de « Pour un flirt » a franchi le pas et racontait dans son livre plus de 40 années d’intimité partagée, en coulisse, avec un « guide », un « ami », un « frère » nommé Jésus. « Un Dieu dont il s’était éloigné pendant une quinzaine d’années… avant d’être “happé” par le témoignage d’un moine, à la télé, au début des années 1980 », rapporte François Vercelletto, et qui lui a permis de ne pas sombrer.

« Dieu attend toujours que nous venions à Lui. Il n’est pas rancunier. Il nous reçoit même si on Le fait patienter », confiait-il encore récemment… comme un souhait, réalisé ?

Source : Aletia

 


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