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Massacre de Garissa : « Ils sont morts en priant Dieu »

Peu à peu, des détails nous parviennent sur le massacre perpétré à l’université de Garissa, au Kenya, qui a coûté la vie à 148 personnes jeudi dernier 2 avril.

Mis en ligne le 9 avril 2015 Imprimer Imprimer

Plus de 150 morts dont les quatre assaillants, et près de 80 blessés, les victimes étant surtout des étudiants chrétiens… Pays très majoritairement chrétien, le Kenya est depuis quatre ans régulièrement la cible des islamistes shebab venus de la Somalie voisine où l’armée kenyane les combat. On se souvient du carnage commis dans le centre commercial Westgate de Nairobi en septembre 2013 (67 morts de plusieurs nationalités ) (Aleteia) suivi l’été dernier par des raids sanglants contre des villages de la côte kenyane (une centaine de personnes froidement exécutées). Fin novembre, les shebab avaient sélectionné les 28 passagers chrétiens d’un bus – essentiellement des professeurs – près de Mandera, pour les assassiner (Aleteia).

Les témoignages des rescapés révèlent l’incroyable force d’âme et la foi de ces jeunes chrétiens assassinés.

Deux jours dans un placard

Hellen est l’une des jeunes chrétiennes rescapées du massacre. Elle a témoigné sur une station de radio espagnole.  Cette étudiante de 19 ans a réussi à se sauver en se barbouillant le visage avec le sang de l’un de ses compagnons morts, pensant faire la morte si les terroristes la trouvaient. Ayant réussi à ramper jusqu’à un placard, elle l’a ouvert et s’est glissée à l’intérieur. Elle y  est restée enfermée 50 heures, plus de deux jours complets, jusqu’au moment où les forces de sécurité l’ont découverte. Maintenant, Hellen se remet d’une légère déshydratation.

« Je priais avec eux »

Un autre survivant, Reuben Mwayita, 21 ans, a également vécu le massacre de l’intérieur. Les assassins ont trié les étudiants en fonction de leur religion, épargnant les musulmans, tuant les chrétiens. Trois de ses amis se sont agenouillés devant les miliciens en priant Jésus. Aucun n’a renié sa foi, tous trois ont été assassinés. Le quotidien italien Avvenire a également rapporté le témoignage d’un autre rescapé : « Je priais avec eux [ses amis] lorsque nous avons entendu les coups de feu et que deux jeunes armés et cagoulés ont fait irruption. J’ai pu m’échapper car j’étais près de la porte du fond. J’ai entendu mes amis prier et invoquer le nom de Jésus. D’autres criaient. Ils ont tué mes amis, mais je sais que tous sont au paradis parce qu’ils sont morts en priant Dieu ». Dans les médias et sur les réseaux sociaux apparaissent petit à petit des visages et des détails de la vie et la mort de ces « martyrs » qui  – comme le rappelle le  hashtag  #TheyHaveNames – ne sont pas que des numéros. Ce sont des fils, des frères, des amis, et tous ont un nom : Joy Chepkorir, Ruth Esiromo, Isaac Pop Bushen, Peter Masinde, Adley Mose, Doreen Gakii, Lydia Obondi, Tonie Wangu, Veronica Syokau…

Source : Aleteia

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