Les Suisses de moins en moins nombreux à croire à l’enfer et au paradis

Le sondage réalisé par l’Institut Link en septembre pour le mensuel Christianisme Aujourd’hui révèle que grosso modo un tiers des personnes interrogées croient à une vie après la mort, un autre tiers au néant et un dernier tiers encore qu’il y aura autre chose.

Mis en ligne le 19 novembre 2018 Imprimer Imprimer

Les Suisses sont de moins en moins nombreux à croire au scénario du paradis et de l’enfer. 35% de la population juge que tout s’arrête à la mort. Le sondage réalisé par l’Institut Link en septembre pour le mensuel Christianisme Aujourd’hui révèle que grosso modo un tiers des personnes interrogées croient à une vie après la mort, un autre tiers au néant et un dernier tiers encore qu’il y aura autre chose.

Seuls 10% croient à l’image biblique de l’au-delà

Seuls 10% des Suisses croient au scénario traditionnel du christianisme, soit au paradis et à l’enfer. 9% jugent que nous serons réincarnés dans une autre créature, 7% que nous rejoindrons nos proches dans un monde parallèle sans Dieu et 5% ont fait leur la maxime de Michel Polnareff et pensent qu’« on ira tous au paradis ».

Dans le dossier publié dans l’édition de novembre du Christianisme Aujourd’hui, différents penseurs analysent le phénomène et s’interrogent sur l’avenir des croyances sur l’au-delà. Ainsi, le sociologue des religions Olivier Favre n’est pas surpris par le décalage important entre la proportion de la population qui se reconnait dans la foi chrétienne (46%) et celle qui demeure convaincue que le scénario du paradis et l’enfer est celui qui nous attend (10%). Il a déclaré au Christianisme Aujourd’hui que « les 10% correspondent aux 10-15% des chrétiens pratiquants ».

L’évolution de ces croyances n’est pas sans effet sur l’acceptation du suicide assisté. Toujours dans le Christianisme Aujourd’hui, le théologien et président de la Commission d’éthique protestante évangélique (française) Luc Olekhnovitch affirme que « moins l’individu s’en remet à Dieu pour sa vie et sa mort, plus il veut tout maitriser, y compris sa mort ».

Cette évolution constitue-t-elle une menace pour la foi chrétienne? Le théologien évangélique Claude Baecher n’y croit pas : « Ce qui se passe après la mort n’est pas le point central de la révélation chrétienne ». Selon lui, « la proposition gracieuse d’une transformation morale ici et maintenant par le Christ et son amour est plus importante, même si celle-ci aura des répercussions sur la vie dans le “monde à venir” ».

Voir le dossier complet dans le Christianisme Aujourd’hui


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