Les soins palliatifs, un « devoir éthique » qui n’est pas respecté dans le monde

« Toute personne, quels que soient ses revenus, sa maladie ou son âge, doit avoir accès à un ensemble, défini sur le plan national, de service de santé de base, dont les soins palliatifs ». Au vu du bilan dressé par l’OMS, on est loin du compte.

Mis en ligne le 25 septembre 2017 Imprimer Imprimer

Le 16 août dernier, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a publié un aide-mémoire sur les soins palliatifs. Elle précise que ces soins « sont explicitement reconnus au titre du droit de l’homme à la santé », ainsi « toute personne, quels que soient ses revenus, sa maladie ou son âge, doit avoir accès à un ensemble, défini sur le plan national, de service de santé de base, dont les soins palliatifs ». Au vu du bilan dressé, l’accès aux soins palliatifs doit être davantage développé.

De fait, d’après l’OMS, « chaque année, 40 millions de personnes ont besoin de soins palliatifs et 78% d’entre elles vivent dans des pays à revenu faible ou intermédiaire ». Or une étude de 2011 portant sur 234 pays et zones a montré que « les services de soins palliatifs n’étaient bien intégrés que dans 20 pays, alors que 42% des pays n’en avaient pas du tout et 32% avaient seulement des services isolés » (cf. Seules 14% des demandes de soins palliatifs sont assurées). Cette insuffisance est due à un manque de formation des professionnels de santé aux soins palliatifs, à un accès trop restreint aux opioïdes pour le soulagement de la douleur, et à une faiblesse dans les politiques dont « les systèmes de santé nationaux incluent rarement les soins palliatifs ».

Face à cela, l’OMS propose de favoriser la formation des professionnels de santé aux soins palliatifs, d’améliorer la disponibilité des médicaments notamment analgésiques, de développer l’intégration des « services de soins palliatifs dans la structure et le financement des systèmes de santé nationaux à tous les niveaux des soins ».

L’OMS conclut : « la délivrance des soins palliatifs doit être considérée comme un devoir éthique pour les professionnels de santé ».

Pour aller plus loin :

Source : Généthique


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