Les soins palliatifs en manque de médecins

Les résultats d’une « première enquête inédite » concernant les structures et les ressources humaines en soins palliatifs en France ont été publiés hier par le Centre national des soins palliatifs et de la fin de vie (CNSPFV). L’enquête met en avant « un manque de personnel en général et de médecins en particulier ».

Mis en ligne le 16 juin 2020 Imprimer Imprimer

Les résultats d’une « première enquête inédite » concernant les structures et les ressources humaines en soins palliatifs en France ont été publiés hier par le Centre national des soins palliatifs et de la fin de vie (CNSPFV). Réalisée en ligne en octobre 2019 auprès de l’ensemble des Unités de soins palliatifs (USP), les lits dédiés aux soins palliatifs, et des Équipes mobiles de soins palliatifs (EMSP) qui accompagnent la prise en charge des patients en fin de vie, à l’hôpital, en établissement médico-social ou à domicile, l’état des lieux est à la fois quantitatif et qualitatif.

L’enquête met en avant « un manque de personnel en général et de médecins en particulier » : « on compte en moyenne 1,5 médecin et 7,5 infirmières pour 10 lits d’USP (une USP dispose en moyenne de 12,5 lits), et 0,7 médecin et 1 infirmière d’EMSP pour 100 000 habitants ».

Si les disparités régionales semblent faibles, des inégalités départementales sont à souligner : « une autre étude récemment publiée par le CNSPFV révèle ainsi que 27 départements ne disposent même pas d’un lit d’USP pour 100 000 habitants, contre 9,4 lits à Paris ».

« Globalement, les EMSP apparaissent donc comme plus en difficulté de fonctionnement que les USP ». En cause, l’augmentation depuis 2005, du fait de la promulgation de la loi garantissant le droit à l’accès de toutes les personnes en fin de vie aux soins palliatifs, de leur activité extra-hospitalière, notamment auprès des EHPAD.

Du côté des USP, du fait de la diversification de leur activité, certaines équipes craignent « de ne plus pouvoir accompagner leurs patients jusqu’à la mort, faute de places suffisantes ».

Ce rapport devrait permettre de « poser les jalons d’une réflexion, notamment dans le cadre du prochain plan national d’accompagnement de la fin de vie et des soins palliatifs » qui peine à prendre la suite du plan 2015-2018 (cf. Plan de développement des soins palliatifs 2015-2018 : inégalités territoriales et manque de médecins) : « il devait être lancé en 2019, avant d’être repoussé en 2020… puis d’être à nouveau ajourné du fait de la crise du coronavirus » (cf. Soins palliatifs : un bilan mitigé, un plan retardé).

Pour aller plus loin :

Source : Généthique

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