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Les religions complices des dérives idéologiques sur le climat ?

Du 30 novembre au 11 décembre 2015, la France accueillera et présidera la 21e Conférence sur les changements climatiques de 2015 (COP21), aussi appelée « Paris 2015 ». Malgré une orchestration médiatique très forte, des voix discordantes s’élèvent et la position des religions sur le sujet est critiquée.

Mis en ligne le 19 novembre 2015 Imprimer Imprimer

Les principales religions en France ont décidé d’unir leurs voix pour soutenir la conférence de Paris (COP 21) sur les changements climatiques qui aura lieu début décembre. Le 1er juillet 2015, les représentants catholiques, protestants, orthodoxes, musulmans, juifs et bouddhistes ont remis, selon le terme utilisé par François Clavairoly1, un « plaidoyer » à François Hollande.

Les religions ont-elles des raisons fondées de croire à une responsabilité humaine du réchauffement climatique, et à se rallier à une action visant à culpabiliser les populations du monde développé ?

Le climat a constamment changé au cours des âges avant ou après l’Homme, avant ou après le début de l’ère industrielle, avec des cycles de différentes fréquences et des amplitudes très variées. Depuis la dernière glaciation il y a 20 000 ans, le climat s’est beaucoup réchauffé. La fameuse courbe de température en forme de « crosse de hockey » (dite courbe de « Mann ») que Al Gore a répandue partout dans le monde pour affoler les populations, avait été « manipulée ». Plate avant le début de l’ère industrielle, elle montait brutalement juste après, en incriminant les émissions de gaz à effet de serre d’origine humaine, notamment le gaz carbonique (CO2). Elle a été supprimée des rapports récents du GIEC, mais elle a été reprise par des associations « malthusianistes » pour désinformer et culpabiliser les citoyens.

Or, la température moyenne de la terre n’a pas augmenté depuis 17 ans, ce qui déçoit les « climatologues ». Leurs modèles ne l’avaient pas prédit, et ils ne peuvent dire ni la cause, ni la durée de cette stagnation. François Gervais, professeur émérite de l’université François Rabelais de Tours où il enseignait la physique et la science des matériaux, dénonce « les exagérations alarmistes » du changement climatique. Selon lui, « le CO2 est probablement innocent ».

Cette prise de position des religions dans ce domaine politico-scientifique controversé (qui a raison ?) est inquiétante parce que des sommes démentielles (des centaines de milliards d’euros) sont dépensées, et peut-être gaspillées, dans le but de limiter le CO2. Elles auraient pu servir à apporter partiellement l’électricité à presque deux milliards d’êtres humains qui n’y ont pas accès, pour les sortir un peu de la misère. La responsabilité de toutes les Églises qui s’associent à cette action « pour le climat » peut se révéler dramatique pour les populations des pays sous-développés.

De plus, les solutions prévues pour résoudre ce « problème » (principalement les énergies renouvelables) seront contre-productives. Leur intermittence difficilement prévisible implique de les associer à des énergies carbonées (surtout gaz et charbon) pour assurer la sécurité d’approvisionnement en électricité. Par exemple, au mix électrique français déjà décarboné à plus de 90%, on veut substituer le « mix éolien et solaire » nécessitant de le doubler avec des centrales à gaz et au charbon. Et on surconsommera des énergies fossiles pour faire fonctionner les centrales au rythme de l’absence de vent et de soleil, c’est-à-dire par à-coups. Où est le progrès ? Si des religions et des ONG soutiennent le GIEC dans ses recommandations de lutte contre le réchauffement dû à l’homme, alors pourquoi ne soutiennent-elles pas le nucléaire que recommande ce même GIEC (rapport AR avril 2014) pour réduire les émissions de gaz à effet de serre ?
Les réserves d’uranium et de thorium ne sont pas prêtes de s’épuiser : il y en a pour trois cents ans, au minimum, à plus de trois mille ans, selon les options.

Dans quoi les religions se sont-elles fourrées ? Ses actions seront-elles sans effet sur la santé des populations ? Seront-elles sans conflit d’usage avec les autres activités économiques ? Les religions veulent-elles être les complices de dérives idéologiques, affairistes et mafieuses ?

En participant à ce « plaidoyer » sur le changement climatique qui détourne déjà des ressources énormes d’une utilisation qui aurait pu être plus humanitaire et plus utile en direction du tiers-monde, les religions prennent une lourde responsabilité. Elles ne semblent pas mesurer que des affairistes s’enrichissent avec l’ « écolo-business » du climat, que des mafias s’impliquent, et que des ONG, à visée idéologique parfois bien éloignée de l’idéal de ces religions, arrivent à imposer leur loi.

Et les responsables politiques, béats d’admiration dans ce marigot d’intérêts croisés, vibrent à l’unisson d’une population désinformée… parce que c’est bon pour leur réélection.

1) Président de la Fédération protestante de France, qui assure la présidence tournante de la Conférence des responsables de culte en France (CRCF). Lire « Terre créée, terre abimée, terre promise« 
Source : Contrepoints
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