Les effets secondaires de la théorie du gender

Alors que l’incidence de la dysphorie sexuelle est très faible dans la population générale – moins de 1% – il n’est pas rare que deux filles du même groupe d’amies – ou même la moitié d’entre elles – commencent simultanément à s’identifier comme transgenres.

Mis en ligne le 4 octobre 2018 Imprimer Imprimer

« J’ai récemment entendu parler d’une tendance déroutante. Apparemment, les cliniques travaillant auprès d’enfants qui présentent des problèmes de dysphorie sexuelle (gender dysphoria) ont constaté une augmentation soudaine du nombre d’adolescentes qui s’identifiaient comme garçons.

En Angleterre, une clinique du genre bien connue signale que la majorité de sa clientèle adolescente, autrefois composée à 50-50 des deux sexes, compte désormais une forte majorité de transhommes (passant du féminin au masculin). Que se passe-t-il ? Lisa Littman, médecin et chercheuse au département de Santé publique de l’Université Brown, a décidé de se renseigner. Mais les eaux de ce domaine sont infestées de requins, comme elle vient de l’apprendre à ses dépens. Dès la publication de ses résultats, des activistes ont déclenché dans les médias sociaux un tir de barrage de protestations, et l’Université s’est empressée de prendre ses distances des conclusions de l’autrice.

La Dre Littman décrit la condition que ces filles ressentent comme une « dysphorie sexuelle soudaine » (Rapid-Onset Gender Dysphoria). Cette DSS se développe pendant la puberté ou peu après et touche principalement des jeunes filles qui n’avaient présenté dans l’enfance aucun signe de malaise face à leur identité sexuelle. L’élément le plus discuté de la recherche de Littman est son indication selon laquelle la DSS se propage par contagion sociale et influence des pairs.

Alors que l’incidence de la dysphorie sexuelle est très faible dans la population générale – moins de 1% – il n’est pas rare que deux filles du même groupe d’amies – ou même la moitié d’entre elles – commencent simultanément à s’identifier comme transgenres. Selon la Dre Littman, la DSS se propage également par le biais des médias sociaux : des parents témoignent d’une consommation frénétique de vidéos de « changement de sexe » sur YouTube. « Il est plausible », écrit Littman dans son étude, « que du contenu mis en ligne puisse inciter les personnes vulnérables à croire que des symptômes non spécifiques et des sentiments vagues doivent être interprétés comme une dysphorie sexuelle résultant d’une condition transgenre. »

La transition du statut féminin au statut masculin est une affaire sérieuse. Les filles décident de porter des vêtements d’homme, de se couper les cheveux, de changer de nom, de se bander les seins, d’envisager une mastectomie, de chercher un traitement à la testostérone et d’altérer leur fertilité. Pourtant, la Dre Littman a constaté que la plupart des cliniciens consultés par ces jeunes « n’avaient pas exploré d’enjeux de santé mentale, de traumatismes antérieurs ou d’autres causes possibles de dysphorie sexuelle avant de procéder ». Littman signale aussi que beaucoup de ces jeunes se sont vu-e-s offrir des prescriptions d’agents bloqueurs de puberté ou d’hormones de l’autre sexe, et ce dès leur première visite.

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Ndlr. Les travaux cités sur ce site féministe apportent une hypothèse intéressante : « la dysphorie sexuelle se propage par contagion sociale et influence des pairs ». On se doute que cela dérange profondément le lobby LGBT. Nous ne pouvons qu’adhérer à la conclusion de l’article : « Il me semble évident que ce qui compte vraiment ici, ce ne sont pas les idéologies mais les enfants. Nous devons déterminer ce qui est bon pour elles et pour eux – même si certaines personnes ne vont pas aimer ça. »

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