Le paludisme, l’autre épidémie dévastatrice

Ces derniers mois, la pandémie mondiale de Covid-19 a éclipsé d’autres épidémies dévastatrices comme le paludisme, qui demeure un fléau en Afrique et en Asie, avec, chaque année, des centaines de milliers de victimes dont on ne parle pas ou peu.

Mis en ligne le 21 juillet 2020 Imprimer Imprimer

Toutes les 2 minutes, un enfant meurt

Toutes les 2 minutes, un enfant meurt du paludisme. Et chaque année, plus de 200 millions de nouveaux cas de cette maladie sont notifiés. Même si, depuis 2000, les pays ont fait considérablement reculer le nombre total de cas et de décès dus au paludisme, les progrès sont au point mort depuis quelques années. Et, plus inquiétant encore, le paludisme progresse dans certains pays.

Cinq pays concentrent à eux seuls près de la moitié des cas de paludisme. Un quart des personnes infectées sont au Nigeria, 11 % en République démocratique du Congo (RDC), 5 % au Mozambique, 4 % en Ouganda et 4 % en Inde. 200 millions de malades, soit 92 %, sont en Afrique. Et ces pays sont ceux où l’OMS enregistre une forte hausse, notamment le Nigeria, Madagascar et la RDC. À l’inverse, l’Inde a déclaré trois millions de cas en moins.
L’Afrique est le continent le plus durement touché, tandis que la situation s’améliore en Asie. Les enfants de moins 5 ans représentent la majorité des victimes. Le fait qu’« un enfant de moins de cinq ans meurt toutes les deux minutes de cette maladie évitable et guérissable est inacceptable », a rappelé Tedros Adhanom Ghebreyesus, Directeur général de l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

Les chiffres

  • Le paludisme est une maladie potentiellement mortelle causée par des parasites transmis aux personnes par des piqûres de moustiques femelles de l’espèce Anopheles infectés. Le paludisme est évitable et on peut potentiellement en guérir.
  • En 2018, on estime à 228 millions le nombre de cas de paludisme dans le monde.
  • Le nombre estimé de décès imputables au paludisme s’est élevé à 405 000 en 2018.
  • Les enfants âgés de moins de cinq ans constituent le groupe le plus vulnérable touché par le paludisme ; en 2018, ils ont représenté 67 % des décès imputables au paludisme dans le monde (soit 272 000).
  • La part de la charge mondiale de morbidité palustre supportée par la Région africaine de l’OMS est disproportionnée. En 2018, 93 % des cas de paludisme et 94 % des décès imputables à cette maladie se sont produits dans cette Région.
  • Le groupe le plus exposé à la mortalité palustre est celui des enfants de moins de cinq ans ; en 2018, ils ont représenté 67 % de l’ensemble des décès par paludisme (272 000).

Source : OMS et La Croix


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