Le ministre de l’Intérieur s’engage à promouvoir une laïcité « apaisée »

Attaché, comme maire, à défendre « le droit de chacun de vivre librement selon ses convictions », Gérard Collomb s’engage, comme ministre de l’Intérieur, à promouvoir « cette conception apaisée de la laïcité ».

Mis en ligne le 8 juin 2017 Imprimer Imprimer

Le 30 mai, quelques jours à peine après le début du jeûne du mois de Ramadan, le ministre de l’intérieur et maire de Lyon a envoyé ses « vœux les plus chaleureux » aux fidèles de la région lyonnaise.

« Je sais ce que représente pour votre famille spirituelle cette période dédiée au recueillement, au dépassement de soi, au partage et à l’entraide », écrit Gérard Collomb au recteur de la Grande mosquée de Lyon, son « ami », Kamel Kabtane.« Elle est pour moi chaque année l’occasion de vous réaffirmer ma volonté de faire vivre nos valeurs communes de respect de la vie humaine, de fraternité et de paix. »

Conception apaisée de la laïcité

Rappelant son attachement, comme maire, à « défendre le droit pour chacune et chacun de vivre librement selon ses convictions et de pratiquer son culte dans la dignité », le nouveau locataire de la place Beauvau s’y engage : « C’est cette conception apaisée de la laïcité, conforme à l’esprit de la loi de 1905 que je continuerai à promouvoir comme ministre de l’intérieur. »

Comme les années précédentes, le début du mois de Ramadan – fixé cette année au samedi 27 mai dans la plupart des pays du monde – a été marqué par une série de violences : près de 30 personnes ont été tuées et une centaine blessées dans deux attentats suicide le 30 mai à Bagdad ; mercredi 31 mai un attentat au camion piégé a frappé le quartier diplomatique de Kaboul causant la mort de plus de 150 personnes ; et samedi, un attentat revendiqué par l’État islamique a fait sept morts à Londres.

« Poursuivre le dialogue qu’à Lyon nous avons engagé depuis de nombreuses années avec l’ensemble des représentants religieux m’apparaît plus fondamental encore en un temps où la défiance, l’intolérance et le refus des différences sont parfois lourds de menaces pour l’unité de notre communauté humaine », écrit Gérard Collomb au recteur de la Grande mosquée de Lyon.

Discours de haine

À peine nommé à la tête du ministère de l’intérieur, il affirme son engagement à« combattre les discours et les actes appelant à la haine de l’autre » et à œuvrer aux côtés de cette figure historique de l’islam lyonnais « pour cultiver la concorde et la solidarité ».

Source : La Croix

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