Le Kansas, premier Etat des Etats-Unis à interdire l’avortement au second trimestre

Les 7 et 8 avril, 2 états américains ont interdit l’avortement au cours du second trimestre. Au même moment, en France, des lois le facilitant encore plus ont été votées.

Mis en ligne le 9 avril 2015 Imprimer Imprimer

Le Kansas bannit l’IVG après 12 semaines de grossesse

Le gouverneur républicain Sam Brownback a signé hier, mardi 7 avril, une loi interdisant l’avortement au cours du second trimestre de grossesse, faisant du Kensas le premier Etat à adopter une telle mesure.
Cette loi, qui entrera en vigueur le 1er juillet, rend illégal le processus de «dilatation-extraction» perçu par les législateurs comme étant un processus de «mutilation» du fœtus. La loi prévoit des exceptions dans les cas où l’avortement permettrait de sauver la vie de la femme enceinte, ou encore quand la grossesse met en péril la santé de la mère.
Le  Kansas est le premier Etat des Etats-Unis à interdire l’avortement au second trimestre. Des lois similaires sont envisagées en Oklahoma, dans le Missouri et en Caroline du Sud.

IVG : L’Oklahoma dans les pas du Kansas

Le lendemain du jour où l’Etat du Kansas a, pour la première fois aux Etats-Unis, interdit l’avortement au cours du second trimestre (cf. Synthèse Gènéthique du 8 avril 2015), les chambres de l’Etat voisin, l’Oklahoma, ont voté une loi identique.
Le Sénat vient de voter le Dismemberment Abortion Act, du nom de la procédure de démembrement du fœtus pour un avortement après 12 semaines de grossesse.
Pour que cette loi soit effective, le Gouverneur Mary Fallin doit la signer, ce qui devrait advenir sans difficulté puisqu’elle s’est montrée favorable aux restrictions relatives à l’IVG.

Reuters (Jon Herskovitz) 7 et 8/04/2015

Source : Généthique

Pendant ce temps, en France, on continue de banaliser et faciliter l’avortement

Assemblée nationaleDans la nuit de mercredi à jeudi, les députés ont voté deux dispositions relatives à l’IVG présentes dans le projet de loi Santé.
La première supprime le délai de réflexion obligatoire de 7 jours entre les deux premières consultations pour une IVG. Les députés ont rejeté à 40 voix contre 22 des amendements de l’UMP et de l’UDI visant à supprimer cette disposition. Marisol Touraine, ministre de la Santé, a soutenu cette mesure dans l’hémicycle après l’avoir publiquement contestée jusque là. En effet, lors des débats en commission des Affaires sociales, Marisol Touraine avait donné un avis défavorable à cet amendement (cf. Synthèse Gènéthique du 19 mars 2015) qui avait été introduit par Catherine Coutelle (PS), présidente de la Délégation aux droits des femmes.

La deuxième autorise les IVG instrumentales (chirurgicales) pratiquées par des médecins dans les centres de santé. Il s’agit d’un amendement de la députée Catherine Coutelle. Jusqu’à présent les centres de santé ne pouvaient pratiquer que les IVG médicamenteuses.
Une partie de l’opposition s’était mobilisée sur cette question de l’avortement. Olivier Marleix (UMP) a reproché à la majorité la poursuite de la banalisation de l’IVG : « En deux ans, c’est la troisième fois que vous reveniez sur la loi Veil, arrêtons de porter atteinte à son équilibre et de banaliser l’avortement. »

L’examen du texte se poursuit aujourd’hui. Il sera soumis au vote global de l’Assemblée nationale mardi prochain (le 14 avril 2015) avant d’être présenté au Sénat.

Source : Généthique

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