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Le Conseil d’Etat valide la censure par le CSA du clip « Chère future maman »

Le Conseil d’Etat prend le parti de considérer que la liberté d’expression des personnes trisomiques doit s’incliner devant le droit à l’avortement ».

Mis en ligne le 21 novembre 2016 Imprimer Imprimer

Le Conseil d’Etat a rejeté les recours dirigés contre la censure du CSA sur la diffusion du clip « Dear future Mum ». Si l’on en croit le communiqué diffusé, le clip « Dear future mom » montrant des jeunes trisomiques heureux de vivre « n’est pas un message d’intérêt général ». Plus subtil, parler du bonheur des enfants trisomiques 21 est d’intérêt général, mais parler du bonheur des enfants trisomiques 21 à une femme enceinte, qui « peut faire le choix de vie personnel de recourir à l’IVG », n’est pas d’intérêt général. Dès lors qu’il s’adresse à une femme enceinte, la « finalité du clip peut paraître ambiguë ».

La Fondation Jérôme Lejeune, à l’origine d’un des recours, regrette cette décision « qui conduit à aggraver l’anesthésie des consciences sur l’enjeu vital de l’eugénisme puisque 96 % des enfants trisomiques détectés en prénatal ne survivent pas à cette politique d’éradication ». Elle annonce aller devant la Cour européenne des droits de l’homme « pour défendre l’expression du bonheur des personnes trisomiques sans censure ».

Pour Jean-Marie Le Méné, président de la Fondation Jérôme Lejeune, « c’est une singulière conception de la vie humaine que de mettre sur le même plan sa préservation et sa destruction, comme si les deux actes avaient la même valeur. En effet, l’expérience montre que les femmes qui ont donné le jour à un enfant avec un handicap ne regrettent pas d’avoir choisi la vie. En revanche, celles qui ont fait le choix contraire souffrent visiblement d’une forme de culpabilité. D’où la décision du CSA de soustraire à leur vue des enfants trisomiques heureux. La décision du Conseil d’Etat prend donc le parti de considérer que la liberté d’expression des personnes trisomiques doit s’incliner devant le droit à l’avortement ».

Pour consulter la décision du Conseil d’Etat, cliquez-ici.

Note Gènéthique :

Source : Généthique


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