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Le CNEF réagit à une proposition de loi visant à pénaliser la prédication « subversive »

L’auteur d’une prédication subversive pourrait être puni de cinq ans d’emprisonnement et de 75 000 euros d’amende. Par ailleurs, une personne assistant volontairement ou régulièrement à une telle prédication, ou qui la consulterait par des services de communication serait passible de complicité.

Mis en ligne le 4 octobre 2016 Imprimer Imprimer

Le 27 septembre, le président du Conseil national des évangéliques de France (CNEF) a adressé un courrier à Nathalie Kosciusko-Morizet afin de solliciter une rencontre avec elle. En effet, fin août, la députée a déposé une proposition de loi pénalisant la prédication subversive (N°4016).
Selon cette proposition, « constitue une prédication subversive le prêche, l’enseignement ou la propagande, par des paroles ou des écrits publics et réitérés, d’une idéologie qui fait prévaloir l’interprétation d’un texte religieux sur les principes constitutionnels et fondamentaux de la République.»
L’auteur d’une prédication subversive pourrait être puni de cinq ans d’emprisonnement et de 75 000 euros d’amende. Par ailleurs, une personne assistant volontairement ou régulièrement à une telle prédication, ou qui la consulterait par des services de communication serait passible de complicité.

Libre de le dire

Libre de le dire

Le Conseil national des évangéliques de France juge cette proposition de loi liberticide. Visant à lutter contre l’islam radical, elle interdirait à tout citoyen de s’attacher à des valeurs au-dessus des lois de la République.

« Il ne s’agit que d’une proposition de loi, certainement écrite pour se démarquer de ses concurrents dans le battage médiatique de la campagne pour les primaires des partis, mais nous croyons que notre rôle est d’assurer une vigilance permanente sur cette question des libertés religieuses en France » précise Thierry Le Gall, directeur de la communication du CNEF.

D’ailleurs, le CNEF a lancé en 2014 la campagne « Libre de le dire » en faveur de l’exercice effectif des libertés d’expression et de conscience en France. Dans ce cadre, l’organisme faitier des évangéliques français a publié plusieurs livrets thématiques sur la liberté d’expression de la foi en milieu scolaire, universitaire, professionnel et dans l’espace public. « Libre de le dire à l’Eglise » est paru en mars dernier.

Source : Evangéliques.info
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Ndlr. Une telle proposition de loi de la part de NKM est d’autant plus surprenant qu’elle connaît les églises protestantes évangéliques. Comme dit le proverbe, « l’enfer est pavé de bonnes intentions »…
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