Le CNEF donne son avis sur la liberté de conscience à l’ONU

Ce rapport sur la liberté de pensée, de conscience et de religion et la liberté d’expression en France doit éclairer le Conseil des Droits de l’homme lors de l’Examen Périodique Universel de la France programmé pour 2018.

Mis en ligne le 5 juillet 2017 Imprimer Imprimer

Liberté de conscience

Début juillet, le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) a déposé un rapport alternatif sur la liberté de conscience en France au Conseil des droits de l’homme à l’ONU. Ce rapport sur la liberté de pensée, de conscience et de religion et la liberté d’expression en France doit éclairer le Conseil des Droits de l’homme lors de l’Examen Périodique Universel de la France programmé pour 2018. Le texte a été présenté par le CNEF en partenariat avec les Alliances évangéliques mondiale (AEM) et européenne (AEE), ainsi que Portes Ouvertes, le Comité Protestant pour la Dignité Humaine et l’association de juristes chrétiens Advocates France.

Dans son rapport, le CNEF salue la création de l’Observatoire de la laïcité en 2013, et appelle à la création d’Observatoires locaux, sur le modèle de l’Observatoire parisien de la laïcité, mis en place en 2012. Il demande toutefois de reconsidérer la composition de l’Observatoire « pour renforcer la diversité, la représentation de la société civile et l’indépendance politique. »

Par ailleurs, le CNEF souligne les menaces sur la liberté de conscience dans une société sécularisée et méfiante envers la religion. Il réclame une clause de conscience pour les maires et adjoints pour mettre fin aux sanctions qu’ils encourent actuellement s’ils refusent de célébrer des mariages entre personnes de même sexe. La loi devrait aussi être clarifiée pour éviter que les soignants ne soient obligés à accomplir certains actes allant à l’encontre de leurs convictions, tels que la sédation terminale ou les avortements.

Enfin, le CNEF pointe « l’insécurité juridique » autour de la liberté d’expression qui dissuade les chrétiens de s’exprimer sur des sujets sensibles tels que l’homosexualité ou l’avortement. Il plaide pour la révision de la récente loi d’« entrave numérique » à l’avortement. Le CNEF avait déjà déposé un rapport alternatif en 2014 lors du précédent examen par le Conseil des Droits de l’homme de la liberté de conscience en France.

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