La laïcité est-elle une et indivisible ?

Le préfet Gilles Clavreul vient de remettre au gouvernement un rapport sur la laïcité. Il fait le constat d’un « fléchissement de la mobilisation » sur ce sujet. Est-ce à dire que la laïcité est mal défendue ? Ou au contraire, qu’elle peut faire l’objet de plusieurs interprétations ?

Mis en ligne le 13 mars 2018 Imprimer Imprimer

« Il n’y a pas de consensus sur la définition et la portée de la laïcité…Cette instabilité est source d’incertitudes, d’incompréhensions et parfois même de conflits » : voilà ce que l’on peut lire dans le rapport que le préfet Gilles Clavreul a remis au gouvernement il y a quelques jours. Selon l’ancien délégué interministériel à la lutte contre le racisme et l’antisémitisme,  c’est dans « les territoires de la géographie prioritaire de la politique de la ville » que les contestations sont les plus fortes, autrement dit dans les quartiers populaires. Principal élément perturbateur selon lui : l’islam radical.

Comme le note l’Agence France Presse, ce rapport a été « fraîchement accueilli » par le président de l’Observatoire de la laïcité. Jean-Louis Bianco dit regretter « le manque de rigueur méthodologique de ce rapport…et la méconnaissance d’actions déjà mises en œuvre par les pouvoirs publics ».

Cette passe d’armes n’a rien de surprenant. Depuis quelques années, la laïcité est redevenue un sujet de crispation, en particulier à gauche, entre les tenants d’une approche dite ‘libérale’, voire ouverte, et ceux qui défendent au contraire sa stricte application, pas seulement à travers la loi mais aussi en termes de principe politique. Ces positions sont-elles vraiment irréconciliables ?

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Source : France Culture

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La laïcité en 3 minutes from Association Coexister on Vimeo.


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