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La France et le Proche-Orient : un processus de paix mal engagé

Laurent Fabius a annoncé le 29 janvier que la France allait engager des démarches afin de préparer une conférence internationale pour relancer le processus de paix israélo-palestinien.

Mis en ligne le 4 février 2016 Imprimer Imprimer

La France va entamer dans les prochaines semaines des démarches pour préparer une conférence internationale afin de relancer le processus de paix israélo-palestinien et faire aboutir la solution des deux États, a annoncé, vendredi 29 janvier, le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius.
En cas d’échec de cette initiative, la France reconnaîtra l’État palestinien comme un État à part entière, a prévenu le chef de la diplomatie lors de ses vœux aux corps diplomatique.

Menées sous l’égide des États-Unis, les dernières négociations de paix directes entre Israël et l’Autorité palestinienne n’ont débouché sur aucun accord en avril 2014 et sont depuis au point mort.

« Nous constatons malheureusement que la colonisation continue », a déclaré Laurent Fabius. « Nous ne devons pas laisser se déliter la solution des deux États. C’est notre responsabilité de membre permanent du Conseil de Sécurité et de puissance de paix. »
« La France engagera donc dans les semaines qui viennent des démarches afin de préparer une conférence internationale rassemblant autour des parties leurs principaux partenaires – Américains, Européens, Arabes, notamment – afin de préserver et de faire aboutir la solution des deux États », a-t-il ajouté.

« Paris reconnaîtra l’État palestinien en cas d’échec de son initiative »

Si cette « ultime tentative de solution négociée se heurte à un blocage (…), nous devrons prendre nos responsabilités en reconnaissant l’État palestinien », a estimé Laurent Fabius. Ce dernier a rappelé qu’il avait déjà évoqué, en novembre 2014 à l’Assemblée nationale, cette perspective d’une solution à deux États et que, faute d’aboutir, la France reconnaîtrait l’État palestinien.

Le ministre des Affaires étrangères a également déploré que le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou soit allé « jusqu’à reprocher au Secrétaire général de l’ONU [Ban Ki-Moon] d’encourager le terrorisme au motif que celui-ci avait rappelé l’illégalité de la colonisation et demandé son arrêt ».
Le ministre français des Affaires étrangères a enfin insisté sur le fait que la sécurité d’Israël est « une exigence absolue », mais qu’il n’y a « pas de paix sans justice ».

L’Organisation de libération de la Palestine (OLP) a salué sur son compte Twitter l’annonce de Laurent Fabius. « Nous nous réjouissons de l’appel de la France pour une implication internationale sérieuse afin de mettre fin à l’occupation israélienne qui a commencé en 1967 », affirme le tweet.

Source : Europe-Israël

Lire égalementLa réaction du premier ministre israélien Benjamin Netanyahu qui s’est exprimé sur les positions françaises affirmées par Laurent Fabius concernant la reprise des négociations de paix.


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