La datation des roches remise en question

Une coulée de lave d’un volcan de Nouvelle-Zélande a été datée par la méthode Potassium-Argon à plusieurs millions d’années – alors que l’éruption s’est produite il y a une soixantaine d’années. Cette discordance remet fortement en question la datation des roches, et donc la datation géologique traditionnelle.

Mis en ligne le 8 janvier 2019 Imprimer Imprimer

Se dressant à peu près au centre de l’île du Nord de la Nouvelle-Zélande, le mont Ngauruhoe est le volcan le plus récent et l’un des plus actifs en Nouvelle-Zélande. Il n’est pas aussi médiatisé que son plus grand voisin le mont Ruapehu, qui a eu de brèves éruptions à plusieurs reprises au cours des cinq dernières années.
Cependant, le mont Ngauruhoe est un cône imposant, presque parfait, qui s’élève à plus de 1000 mètres au-dessus du paysage environnant, à une altitude de 2291 m au-dessus du niveau de la mer (1). Les éruptions provenant d’un cratère central de 400 m de large ont formé les pentes raides (33°) des flancs externes du cône.
Le mont Ngauruhoe est connu pour avoir été actif pendant au moins 2500 ans, avec plus de 70 périodes éruptives depuis 1839, lorsque les colons européens ont enregistré une première éruption de vapeur (2). Bien entendu, avant cela, les Maoris ont été témoins de nombreuses éruptions provenant de la montagne. La première éruption de lave vue par les Européens s’est produite en 1870. (3) Puis, il y a eu des éruptions régulières de cendres distantes de quelques années jusqu’à ce que se produise une éruption explosive majeure en avril-mai 1948, suivie par une coulée de lave sur les pentes nord-ouest en février 1949 (2-3). Le volume de lave était estimé à environ 575 000 mètres cubes.

L’éruption, qui a duré du 13 mai 1954 au 10 mars 1955, a commencé par une éjection explosive de cendres et de blocs (2-3). Puis, près de 8 millions de mètres cubes de lave ont coulé du cratère dans une série de 17 écoulements distincts en 1954 aux dates suivantes :
– le 4 et le 30 juin
– les 8, 9, 10, 11, 13, 14, 23, 28, 29 et 30 juillet
– le 15 (?) et le 18 août
– les 16, 18 et 26 septembre

Ces écoulements sont encore discernables de nos jours sur les pentes ouest et nord-ouest du Ngauruhoe. L’écoulement du 18 août a plus de 18 m d’épaisseur et était encore chaud près d’un an après son refroidissement. Des explosions de cendres ont achevé cette longue période d’éruptions.

Cratère du Ngauruhoe – © photo Joerg Mueller

Ensuite, Ngauruhoe a rejeté de la vapeur presque sans interruption, avec de nombreuses petites éruptions de cendres (2). Des éruptions hautement explosives, semblables à des coups de canon, ont eu lieu en janvier et mars 1974. Elles ont rejeté de grandes quantités de cendres, comme une colonne dans l’atmosphère et comme des avalanches descendant le long des flancs du cône. Des blocs pesant jusqu’à 1000 tonnes ont été propulsés jusqu’à 100 m. Cependant, les explosions les plus violentes ont eu lieu le 19 février 1975 accompagnées par ce que les témoins oculaires ont décrit comme étant des ondes de choc atmosphériques. (4) Des blocs mesurant jusqu’à 30 m ont été catapultés jusqu’à 3 km. Le panache de l’éruption mesurait 11 à 13 km de haut.
Des avalanches de cendres et de rochers ont été violemment projetées aux pieds des flancs du Ngauruhoe à environ 60 km/h (2). On estime qu’au moins 3,4 millions de mètres cubes de cendres et de blocs ont été éjectés en 7 heures (4). Aucune autre éruption n’a eu lieu depuis.
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Source : OuiDieuexiste.fr

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