La Cour de cassation annule la condamnation de Christine Boutin

La plus haute juridiction française a annulé la condamnation de Christine Boutin pour avoir exprimé son opposition à l’homosexualité en citant notamment un verset du Lévitique. Un jugement qui met fin à plus de 2 années de procédures et rappelle le droit à la liberté d’expression et la liberté de conscience.

Mis en ligne le 10 janvier 2018 Imprimer Imprimer

Le 9 janvier, la Cour de cassation a annulé la condamnation de Christine Boutin qui avait été condamnée en 2015, confirmé en appel en 2016, à 5000 euros d’amende pour « provocation publique à la haine ou à la violence » envers les homosexuels. L’ex-présidente du Parti démocrate-chrétien avait notamment cité le verset de Lévitique présentant les rapports homosexuels comme une « abomination », dans une interview.

Dans son jugement, consulté par Libération, la cour de cassation a estimé que : « le propos incriminé, s’il est outrageant, ne contient néanmoins pas, même sous une forme implicite, d’appel ou d’exhortation à la haine ou à la violence à l’égard des personnes homosexuelles. »

Christine Boutin avait tenu ces propos lors d’une interview, intitulée « Je suis une pécheresse », accordée en avril 2014 à la revue Charles. La femme politique avait alors déclaré : « L’homosexualité est une abomination. Mais pas la personne. Le péché n’est jamais acceptable, mais le pécheur est toujours pardonné. »

Pour se justifier, Christine Boutin a déclaré lors de son procès qu’elle était « une femme directe », et que son opinion s’inscrivait dans la tradition chrétienne ». Elle a précisé qu’elle ne condamnait pas les personnes homosexuelles.

Suite à l’interview, le parquet avait reçu plus de cinq cents plaintes de particuliers. Christine Boutin avait été condamnée en correctionnelle à verser 2000 euros à chacune des deux associations, Mousse et au Refuge. Ces dernières s’étaient constituées parties civiles aux côtés de L’inter-LGBT, qui avait, elle, été déboutée.

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Ndlr. La rédaction du site Évangélique du Bas-Rhin se réjouit de ce jugement qui non seulement rappelle l’importance de la liberté de conscience et d’expression, mais qui quelque part s’oppose également à l’amalgame fait par les mouvements LGBT entre l’acte et la personne voulant empêcher toutes critiques de leur choix de vie.

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