Je suis en prison parce que je suis un pasteur chrétien

Le pasteur Andrew Brunson a dirigé une petite église protestante à Izmir, en Turquie, pendant plus de deux décennies. Il a été arrêté en octobre 2016 après avoir été accusé de liens avec un groupe terroriste. Depuis, le président turc Erdogan essaye d’utiliser le pasteur comme « monnaie d’échange » avec les Etats-Unis

Mis en ligne le 14 mars 2018 Imprimer Imprimer

Pendant plus de 23 ans, Andrew Brunson a vécu paisiblement en Turquie avec sa femme et ses trois enfants dont deux sont nés dans ce pays. Tous les trois ont été scolarisés dans des écoles turques. Durant ces longues années en Turquie, Andrew Brunson était pasteur de l’église de la Résurrection dans la ville d’Izmir.
Le 7 octobre 2016, on l’informa qu’il faisait l’objet d’un ordre d’expulsion car il avait été estimé être devenu une menace pour la sécurité nationale. Le même jour, il fut placé en détention et n’obtint le droit de voir son avocat qu’à partir du 9 décembre 2016, jour où il fut transféré au milieu de la nuit dans une prison sous haute surveillance à Izmir. Depuis, il est détenu comme simple suspect du crime d’appartenance à une organisation terroriste armée. Son avocat n’a jamais pu accéder au dossier, ni à aucun élément de preuve car le dossier a été mis sous scellé. La procédure est bloquée au stade de l’instruction. Le Pasteur Brunson reste ainsi détenu arbitrairement, sans même avoir été inculpé et sans pouvoir se défendre.

La situation emblématique du Pasteur Brunson a suscité une attention soutenue à travers le monde, notamment parce que le Président Erdoğan veut en faire une monnaie d’échange. Il a en effet proposé sa libération contre la remise de Fethullah Gülen*, un leader de l’opposition turque réfugié aux États-Unis.

Signer la pétition pour la libération du pasteur Brunson

Vendredi 9 mars, c’est la propre fille de ce pasteur qui a pu s’exprimer à l’ONU, pour demander à tous les États d’agir pour obtenir la libération de son père :

« J’ai rendu visite à mon père en août dernier, nous avons sangloté pendant toute l’entrevue. Ça a été difficile de le voir si brisé, si maigre, si désespéré. La semaine dernière, il a écrit une note qui disait : « Que ce soit clair, je ne suis pas en prison pour quelque chose de mal que j’aurais fait, mais pour ce que je suis : un pasteur Chrétien. Ma femme et mes enfants me manquent terriblement. Pourtant je crois que cela est vrai, c’est un honneur de souffrir pour Jésus Christ, comme beaucoup avant moi. Mes plus sincères remerciements vont à tous ceux qui, dans le monde entier, me soutiennent et prient pour moi ». »

Pour soutenir ce pasteur et notre action, vous pouvez signer la pétition pour sa libération. Elle a été initiée par l’ACLJ et a déjà récolté près d’un demi-million de signatures. Joignez-y la vôtre !
Avec votre aide, nous pourrons intensifier la pression internationale sur le gouvernement turc, pour qu’il libère Andrew Brunson.

Source : ECLJ

Intervention le 9 mars de la fille du pasteur Andrew Brunson devant l’ONU

 


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