Interruption volontaire de vieillesse : misère et propagande

Jacqueline Jencquel, 74 ans, militante du lobby pro-euthanasie ADMD dont elle a été longtemps vice-présidente, est en bonne santé. Mais elle a annoncé son suicide assisté en janvier 2020 en Suisse, parce qu’elle ne peut l’obtenir en France.

Mis en ligne le 5 septembre 2018 Imprimer Imprimer

Jacqueline Jencquel, 74 ans, militante du lobby pro-euthanasie ADMD dont elle a été longtemps vice-présidente, est en bonne santé. Mais elle a annoncé son suicide assisté en janvier 2020 en Suisse, parce qu’elle ne peut l’obtenir en France. Il lui faut bien, dit-elle, fixer une date. D’ici sa mort programmée, elle sera filmée régulièrement, espérant faire de ce reportage vidéo un outil de propagande en faveur de l’euthanasie et du suicide assisté.

« Je ne veux pas sentir le vieux »

Les positions de Jacqueline Jencquel sont assez radicales… « La perte de l’autonomie, c’est la fin de la vie, affirme-t-elle. Je n’ai pas mis au monde des enfants pour les faire ch… Quand on est vieux, on n’est jamais en pleine forme. » Vieillir lui semble insupportable. Elle n’a plus envie de « faire l’amour » avec des hommes de son âge « qui ont un bide énorme ». « Le sexe est en berne, l’alcool donne mal à la tête, je ne veux pas sentir le vieux, puer, être ennuyeuse, avoir une bouche de grenouille, inspirer la compassion au lieu du désir. Je n’ai pas envie qu’on me mette dans un mouroir, de me retrouver perfusée, ventilée, infantilisée. »

Misère spirituelle

Je vous épargne ses répugnants fantasmes. Mais l’obsession sexuelle qu’elle exprime est assez troublante. Jacqueline Jencquel réclame donc l’IVV, l’interruption volontaire de vieillesse (le parallélisme avec l’IVG est évidemment voulu). Des journalistes l’ont qualifiée de courageuse. C’est plutôt sa grande misère psychologique, morale, spirituelle qui me semble marquante.

Au nom du confort

Le philosophe Bertrand Vergely s’étonne dans Le Figaro, qu’on veuille mourir « au nom du confort ». Il déplore une image et une vision matérialistes de l’homme. « Pourquoi devrait-elle avoir peur de la mort ? Elle est déjà morte. » Souhaitons que ce désolant témoignage résonne comme un vigoureux encouragement pour nous tous à la rencontre et au partage de la joie de vivre avec les personnes âgées, fragiles, souffrantes ou dépendantes.

Xavier Mirabel

Source : Aleteia

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