Haine anti LGBT+ : un nouveau plan de lutte présenté

Afin de renforcer l’égalité des droits des personnes gay, bi et trans, le gouvernement a présenté un nouveau plan de lutte contre la haine et les discriminations anti-LGBT+. Portant sur la période 2020-2023, celui-ci est doté de 42 actions concrètes et est censé faire l’objet d’un suivi régulier.

Mis en ligne le 28 octobre 2020 Imprimer Imprimer

Dévoilé par Elisabeth Moreno, ministre chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes, de la Diversité et de l’Égalité des chances, ce plan se divise en trois axes principaux : reconnaissance et meilleur accès aux droits des personnes LGBT+, lutte contre les discriminations et la violence, et amélioration de la vie quotidienne. Il touche, de ce fait, à des domaines variés portant aussi bien sur la famille, l’école, l’éducation, le travail, ou encore la santé et le sport.

(Lire le commentaire du CPDH à la fin de l’article.)

Parmi les différentes mesures, le gouvernement a d’abord confirmé vouloir mener à bien l’ouverture de la PMA aux couples de femmes, ainsi qu’aux femmes célibataires. Ce plan de lutte prévoit par ailleurs de faciliter la filiation pour la mère « sociale », c’est-à-dire celle qui dans un couple de femmes n’a pas accouché de l’enfant qui est né avant l’adoption de la loi bioéthique.

Un observatoire de la haine anti LGBT créé dans chaque académie

Autre mesure de taille, au chapitre éducatif cette fois, un observatoire de la haine anti-LGBT+ doit être créé, d’ici à trois ans, dans chaque académie du pays. Son but : observer, analyser et mettre en place des politiques de lutte contre les discriminations anti-LGBT+ en milieu scolaire. Deux dispositifs de ce type sont actuellement testés à Paris et dans l’académie de Metz-Nancy.

L’objectif est ici double : lutter contre les violences et les insultes, et permettre l’inclusion des élèves concernés, souvent mal dans leur peau et susceptibles de décrocher plus rapidement. De quoi, aussi, prévenir le risque de suicide lorsque, selon les propres chiffres communiqués par le ministère, les personnes homosexuelles et bisexuelles ont en moyenne un risque de suicide quatre fois plus élevé que l’ensemble de la population, et les personnes trans sept fois plus que le reste de la population (1).

Dans le même esprit, le plan prévoit également de créer un réseau de référents, dans les commissariats, gendarmeries et pôles anti-discrimination des parquets, pour mieux prendre en charge les victimes de la haine. Un dispositif qui était, là encore, en phase de test à Paris, Marseille et Bordeaux.

Faciliter l’utilisation du prénom d’usage

Enfin, concernant le troisième et dernier axe relatif à la vie quotidienne des personnes LGBT+, l’Etat souhaite faciliter l’utilisation du prénom d’usage dans les documents administratifs non-officiels, les cartes d’identité et passeports ne sont donc pas concernés. Concrètement, cette mesure doit permettre aux personnes transgenres d’utiliser plus facilement le prénom de leur choix lors d’une inscription dans un club de sport, à l’école ou même sur les bulletins de salaire, par exemple, en attendant un changement officiel de l’Etat civil qui prend souvent plusieurs mois.

L’une dans l’autre, chaque mesure de ce plan vise à reconnaître aux personnes lesbiennes, gays, bisexuelles, et transgenres (LGBT) « le droit d’être des citoyens à part entière », a résumé Elisabeth Moreno alors que les chiffres illustrent l’ampleur de la tâche.

Suite et source : CNews

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(1) Ndlr. Ces chiffres, souvent mis en avant par les lobbys homosexuels pour illustrer le rejet des personnes LGBT+, sont remis en question par des études internationales indépendantes des lobbys montrant qu’ils sont avant tout l’expression d’un mal-être existentiel qui entraîne des comportements à risque. Voir par exemple à ce sujet cet article concernant les couples mariés homosexuels et cet autre article (en anglais uniquement).

Commentaire du CPDH
Pourquoi introduire dans la loi et les politiques publiques des discriminations ? Sous couvert de lutte contre les discriminations justement, le gouvernement introduit des traitements de faveur et des exclusions à la loi, au lieu de promouvoir le respect de tous et les droits de chacun. Pourquoi les personnes LGBT devraient-elles gagner « le droit d’être des citoyens à part entière », ce droit leur est garanti par l’article 1er de notre Déclaration des droits de l’Homme : « Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits » ! Et c’est le travail de l’Etat et de la justice que de garantir l’effectivité de ce droit à chaque citoyen français. Et en quoi le « droit à l’ouverture de la PMA aux couples de femmes, ainsi qu’aux femmes célibataires » doit-il faire partie d’un plan de « lutte contre la haine anti-LGBT+ » ?


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