Genève : une nouvelle loi doit « garantir » le suicide assisté dans les établissements de santé

Au nom de l’équité, le canton de Genève passe de la « liberté » de mourir à un « droit de mourir ». La même logique mortifère qu’en Belgique ou aux Pays-Bas se développe, montrant par-là le vrai visage des promoteurs d’un « droit » de mourir.

Mis en ligne le 3 juillet 2018 Imprimer Imprimer

Le Canton de Genève en Suisse vient de modifier sa loi sur la santé. Jusqu’à présent le suicide assisté était autorisé, à certaines conditions. Son accès sera désormais assuré dans tous les hôpitaux et les établissements médicaux-sociaux (EMS). « Il faut légiférer pour garantir l’équité » a avancé Sylvain Thévoz, le socialiste qui a porté la loi, car « il existe un risque que la direction d’un EMS ne freine ou n’empêche l’intervention d’une association d’aide au suicide » (cf. Suisse : Faut-il inscrire le suicide assisté dans la loi genevoise ?).

La modification de loi a été acceptée par 68 voix contre 37, alors que le conseiller d’Etat chargé de la Santé, Mauro Poggia, y était fermement opposé. Selon lui, la nouvelle loi transforme la « liberté de mourir » en un « droit de mourir »« c’est pernicieux », juge-t-il.

Pour le PDC[1], opposé aussi à cette loi, « le dialogue entre le médecin traitant et le patient doit primer ». Quant au Mouvement citoyens genevois (MCG), il y voit un fort « risque de judiciarisation de ces procédures d’aide au suicide ».

[1] Parti démocrate-chrétien.


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