Forgiven à l’Unesco pour les 70 ans de la Déclaration des droits de l’homme

L’Organisation des Nations unies a accueilli la projection en avant-première du film de Roland Joffé. Un plaidoyer pour la paix et le pardon, dans un pays encore marqué par la violence de l’apartheid. Sortie dans les salles le 9 janvier.

Mis en ligne le 19 décembre 2018 Imprimer Imprimer

Le grand acteur américain Forest Whitaker et le réalisateur Roland Joffé ont présenté le 15 décembre à l’Unesco l’avant-première de Forgiven (sortie le 9 janvier), à l’invitation d’Audrey Azoulay, directrice de l’institution. Dans la majestueuse architecture de la salle des congrès, les invités assis devant les pupitres ont découvert ce drame prenant inspiré par l’histoire de la commission Vérité et Réconciliation, créée par Nelson Mandela, et présidée par Mgr Desmond Tutu, archevêque anglican du Cap.

Forest Whitaker interprète avec son charme puissant ce prélat intrépide qui travaille à apporter la paix et le pardon dans une Afrique du Sud marquée par la violence raciste. Dans le film, il cherche à faire la lumière sur l’assassinat d’une adolescente noire et se confronte à un détenu blanc lourdement condamné pour plusieurs crimes (Eric Bana). Il ira chercher jusqu’à la source de sa haine pour réveiller l’humanité enfouie sous le cynisme.

Roland Joffé, réalisateur de La Déchirure et de Mission, a raconté que l’interview d’une femme qui a pardonné à l’assassin de son mari et de ses enfants l’a convaincu de tourner Forgiven (tiré d’une pièce de Michael Ashton). «J’offre à ce garçon ce qu’il n’a pas eu: l’amour», a-t-elle dit. Le climat très dur du film donne tout son prix à cette énergie spirituelle, véritable conquête sur la haine.

Forest Whitaker, le Charlie Parker de Bird, de Clint Eastwood, oscarisé pour son interprétation d’Idi Amin Dada dans Le Dernier Roi d’Écosse (2006), est un peu chez lui à l’Unesco. Il n’y est pas seulement un acteur de cinéma, mais le fondateur de l’ONG Whitaker Peace and Developement Initiative, qui promeut l’entreprenariat des jeunes, des programmes d’éducation et d’entraînement à la résolution des conflits. Il vient de conclure un nouveau partenariat avec BNP Paribas pour l’accompagnement scolaire et professionnel de jeunes défavorisés de la ville du Cap. C’est un peu comme si Desmond Tutu sortait de l’écran…

Source : lefigaro.fr

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