Fin de vie : les cultes font front commun au Conseil économique, social et environnemental

Les différentes religions ont présenté un front uni : « Tous sont à peu près d’accord pour dire qu’on doit respecter la vie jusqu’au bout, et tous considèrent que les soins palliatifs sont très insuffisants aujourd’hui ».

Mis en ligne le 19 janvier 2018 Imprimer Imprimer

En France, le Conseil économique, social et environnemental (CESE) a reçu les cultes dans le cadre de ses travaux sur la fin de vie. Christian Krieger, président de l’Union des Eglises protestantes réformes d’Alsace-Lorraine (UEPRAL), a été entendu lors d’une audition groupée, le 11 janvier, aux côtés de représentants de l’Eglise catholique, du judaïsme et de l’islam, rapporte La Croix.

Les différentes religions ont présenté un front uni : « Tous sont à peu près d’accord pour dire qu’on doit respecter la vie jusqu’au bout, et tous considèrent que les soins palliatifs sont très insuffisants aujourd’hui », résume Joseph Thouvenel, vice-président du syndicat CFTC et membre de la commission. Les cultes demandent une évaluation de la loi actuelle.

Les ministres des cultes ont souligné la valeur de la période de fin de vie, redoutée par la société. Ainsi, Ahmet Ogras, président du Conseil français du culte musulman (CFCM) a expliqué que « pour tous les représentants des cultes, la fin de vie dans ce monde est le début d’une vie dans un autre. C’est une transition ». Quant à Christian Krieger, il a signalé que « la mort était déshumanisée dans notre société. Aucun culte ne valorise la souffrance, mais tous valorisent la finitude, la vulnérabilité, comme lieu de rendez-vous avec sa propre humanité», alors que, selon lui, la société actuelle «refuse cette finitude ».

Le pasteur réformé s’est senti tenu de transmettre l’ouverture de certains protestants au suicide assisté, vu comme une ultime liberté, même si « le suicide est en rupture avec l’anthropologie chrétienne, et a un effet dévastateur sur les proches. »

Globalement, l’intervention des religieux a été appréciée : « Les membres de la commission ont été visiblement très impressionnés par la qualité du propos, et par l’unité des religions » a confié Joseph Thouvenel.

Le CESE s’était auto-saisi de la question de la fin de vie mi-novembre, en réponse à une pétition citoyenne ayant recueilli 228000 signatures, demandant une loi « sur l’aide active à mourir ».

Le CESE est la troisième branche du pouvoir législatif en France. Cette assemblée consultative réunit des représentants de la société civile, et donne des avis consultatifs.

________________________________________________________
.

Sur le même thème :

 


Partagez cette page
Facebooktwittergoogle_plusmail