Face à la crise annoncée, un rapport parlementaire propose de refonder les aides familiales

Parmi les 40 propositions inscrites dans le rapport, figure notamment le versement d’allocations familiales dès le premier enfant, sans conditions de ressources. La mesure serait assortie d’aides incitatives pour le second enfant.
Mais il y a encore du chemin jusqu’à un tel projet de loi…

Mis en ligne le 6 juillet 2020 Imprimer Imprimer

Pour faire face à la crise annoncée, un rapport parlementaire sera remis au gouvernement le 8 juillet prochain. Visant à refonder les aides familiales « avec une visée ‘nataliste’ assumée », ce rapport est le « fruit d’un an de travaux menés au sein de la mission d’information sur ‘l’adaptation de la politique familiale française aux défis de la société du XXIe siècle’ ».

Parmi les 40 propositions inscrites dans le rapport, figure notamment le versement d’allocations familiales dès le premier enfant, sans conditions de ressources. La mesure serait assortie d’aides incitatives pour le second enfant. « N’oublions pas que le maintien de la natalité est la condition du financement de notre modèle social », souligne la députée MoDem, Nathalie Elimas, rapporteur du projet.

Il est proposé de supprimer « la modulation des allocations familiales en fonction des revenus afin de restaurer le caractère universel de la politique familiale ». Une étude confiée par l’Unaf au centre de recherche en économie de Sciences Po démontre effectivement « que la dernière décennie a été marquée par une réduction massive du soutien aux familles ayant charge d’enfants » et qu’ « à niveau de vie égal, les couples avec enfant ont pu être jusqu’à quatre fois plus ponctionnés que les couples n’ayant pas ou n’ayant plus charge d’enfant ».

Selon Nathalie Elimas, « les aides au coup par coup ont rendu la politique familiale complètement illisible» et « il devient urgent d’arrêter ce saupoudrage ». Elle appelle à mettre en perspective le coût de ces mesures avec celles prises d’urgence « pour soutenir les ménages les plus en difficulté avec la crise du Covid-19 ». La députée rappelle « qu’en cette période de crise sanitaire, la famille apparaît comme le premier pilier des solidarités ».

Pour aller plus loin :

Source : Généthique

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