États-Unis : le nombre d’enfants avec des pensées suicidaires a doublé en 8 ans

Problème de santé publique majeur aux États-Unis, le suicide est la deuxième cause de décès chez les jeunes de 10 à 18 ans. Et il est connu que dans ce domaine et dans d’autres, la situation se retrouve également dans nos pays européens et notamment en France avec un décalage de quelques années qui se réduit de plus en plus.

Mis en ligne le 11 avril 2019 Imprimer Imprimer

Aux États-Unis, des chercheurs viennent de publier une étude sur les tentatives de suicides chez les enfants et adolescents. Problème de santé publique majeur aux États-Unis, le suicide est la deuxième cause de décès chez les jeunes de 10 à 18 ans.

Les chercheurs ont donc analysé les données de l’enquête nationale sur les soins médicaux en ambulatoire, menée dans 300 services d’urgence, auprès d’enfants de 5 à 18 ans.

Entre 2007 et 2015, le nombre d’enfants qui ont des pensées suicidaires ou qui ont commis des tentatives de suicide a doublé. Ils étaient 580 000 en 20017, mais 1,12 million en 2015. 43% des visites aux urgences pour ces raisons concernait des enfants de 5 à 11 ans.

Le docteur Brett est l’auteur principal de l’étude :

« Les chiffres sont très alarmants. Cela représente également un plus grand pourcentage de toutes les visites aux urgences pédiatriques. »

Pour le docteur Gene Beresin, professeur de psychiatrie à la Harvard Medical School, il est question du stress et de la pression exercée sur les enfants :

« Les enfants ressentent plus de pression pour réussir, plus de pression à l’école et sont plus inquiets pour gagner leur vie que les années précédentes. Les parents et les soignants sont également plus stressés. Les taux de suicides ont augmenté dans tous les groupes d’âge au cours des 20 dernières années. Le stress est transmis aux enfants et aux adolescents. »

Beresin met également en cause la montée en puissance des réseaux sociaux et avec elle, la hausse de la cyberintimidation. Le docteur Neha Chaudhary, psychiatre pour enfants et adolescents au Massachusetts General Hospital et à la Harvard Medical School, explique :

« La cyberintimidation peut être particulièrement difficile pour les enfants. Contrairement à ce qui se passe dans des établissements tels que les écoles, elle peut voler sous les radars sans que personne ne le sache et sans les mêmes répercussions pour les intimidateurs. »

Source : Info Chrétienne

______________________________________________

Sur le même thème :

 


Partagez cette page
Facebooktwittergoogle_plusmail