Partager :

">

Partager :

" />

En 2017, je fête la Réforme

C’est bien connu, les évangéliques préfèrent lancer un projet d’évangélisation plutôt que de créer un musée sur leur mouvement. Mais ils ne sont pas forcément des champions d’histoire.

Mis en ligne le 22 novembre 2016 Imprimer Imprimer

Contrairement aux Églises luthéro-réformées qui s’activent depuis des mois, les évangéliques montrent peu d’empressement à préparer des festivités pour les 500 ans de la Réfome en 2017.
Certes, les tensions autour de la bénédiction des couples de même sexe ont davantage crispé que détendu les relations au sein du protestantisme dans un passé récent. Mais ce n’est pas la seule raison qui explique cette différence, à l’approche de cet anniversaire.

C’est bien connu, les évangéliques préfèrent lancer un projet d’évangélisation plutôt que de créer un musée sur leur mouvement. Mais ils ne sont pas forcément des champions d’histoire. A l’exception de l’histoire biblique, qu’ils lisent surtout pour inspirer leur foi.

Pourtant, s’intéresser à l’histoire est peut-être plus important aujourd’hui que par le passé. En effet, jamais l’individu n’a traité autant d’informations qu’en ce début de 21e siècle. Du coup, à l’heure du tout-instantané, on en vient à oublier le passé. Le corollaire de cette posture, c’est que notre mémoire semble se limiter à l’information instantanée. Quitte à réinventer la roue, à défaut de tirer les leçons du passé.
Le phénomène n’est certes pas nouveau. Avant même l’accès à la mémoire collective d’internet, le livre des Juges nous apprenait que la génération qui a succédé à celle de Gédéon avait oublié Dieu et ses hauts faits pour libérer son peuple d’Egypte, et s’étaient tournés vers de faux dieux.

En m’intéressant aux chrétiens persécutés, j’ai pris davantage conscience de l’importance de la mémoire. Combien m’ont dit, les yeux dans les yeux, que lorsqu’ils étaient emprisonnés, les récits de la fidélité de Dieu leur a permis à la fois de garder la foi et de rester témoins de l’amour du Christ face à leurs agresseurs.
S’intéresser à l’histoire de la Réforme, c’est se souvenir de l’œuvre de Dieu dans le passé. C’est aussi nous rappeler que Dieu peut encore changer les choses, même à large échelle. L’espérance est vivante !
Christian Willi

Source : Le Christianisme aujourd’hui

_____________________________________

Sur le même thème :

.

logo-merci-pour-la-bible

 


Partagez cette page
Facebooktwittergoogle_plusmail