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D’ici 2025, la naissance de « bébés à la carte » ?

Nous devrions les voir apparaître d’ici 2025, ce qui pourrait contribuer à faire tomber les barrières éthiques, pour l’instant, derniers remparts contre la création d’enfants génétiquement modifiés.

Mis en ligne le 4 mars 2016 Imprimer Imprimer

Laurent Alexandre, président de DNAVision, fait le point sur ce que les manipulations de l’ADN de l’embryon humain pourraient entraîner. En effet, le groupe Hinxton a récemment publié un appel afin d’obtenir l’autorisation de modifier l’ADN des embryons (cf. Gènéthique du 10 septembre 2015) alors que les scientifiques chinois ont, depuis avril dernier, réalisés leurs premières modifications génétiques sur des embryons humains.

Pour Laurent Alexandre, même si Hinxton obtenait le feu vert pour effectuer de telles opérations, « il est trop tôt pour faire des bébés génétiquement modifiés à grande échelle », bien qu’à « moyen terme, la libéralisation des techniques d’ingénierie génétique est néanmoins probable ». Nous devrions les voir apparaître d’ici 2025, ce qui pourrait contribuer à faire tomber les barrières éthiques, pour l’instant, les derniers remparts contre la création d’enfants génétiquement modifiés. « Les parents du futur exigeront des modifications génétiques embryonnaires pour prévenir le développement de maladies chez leur enfant, mais aussi dans toute sa descendance ».

Ce qui pour nous, européens, est inacceptable, est totalement normal en Asie souligne enfin Laurent Alexandre. Ainsi, « les Chinois sont beaucoup plus eugénistes que les occidentaux. Et le plus choquant pour nous européens, est la volonté d’étendre la logique eugéniste aux capacités intellectuelles ». En effet, « la Chine a lancé un grand programme de séquençage de l’ADN des surdoués ».

Source : Généthique
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